Dépêches AFP

Mali: la réussite de la transition "est un impératif" (Faure Gnassingbé)

08 mars 2021 à 20h16 Par AFP
"La réussite de la période de transition au Mali, n'est plus une option, mais plutôt un impératif", a affirmé lundi à Lomé, le président togolais Faure Gnassingbé, à l'ouverture de la deuxième réunion du Groupe de soutien à la transition du Mali. Mis en place par l'Union Africaine (UA) en octobre 2020, ce groupe a pour mission d'accompagner les autorités de la transition au Mali dans la résolution de la crise multiforme dans laquelle est plongée le pays depuis 2012.Sous la pression internationale, les militaires qui ont reversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta ont mis en place des organes de transition (présidence, Premier ministre et gouvernement, organe législatif) et se sont engagés à rendre sous 18 mois, soit début 2022, le pouvoir à des dirigeants civils élus."Pour sauver les acquis importants obtenus et garantir la poursuite du processus de réconciliation" dans le pays "nous n'avons d'autres choix que de réussir ou d'aider les Maliens à réussir cette transition", a souligné Faure Gnassingbé lors de son discours. Parallèlement, le chef de la diplomatie malienne, Zeini Moulaye, a affirmé à Lomé que "pour l'instant, il n'est pas question de candidature" à la présidentielle de l'homme fort des putschistes et actuel vice-président, le colonel Assimi Goïta. Cette éventuelle candidature fait l'objet de rumeurs bien qu'interdite par la Charte de la transition. "Il est question de trois choses au Mali: créer les conditions de paix, de sécurité et de stabilité pour pouvoir organiser des élections au bout de la transition. Le Mali avance la tête haute, le Mali est debout et nous avons bon espoir de pouvoir tenir cette transition dans les délais", a ajouté le ministre malien des Affaires étrangères.Depuis 2012, le Mali est en proie aux attaques jihadistes et aux violences communautaires qui ont fait des milliers de victimes, malgré l'intervention de forces de l'ONU, africaines et françaises. M. Gnassingbé a critiqué lundi, lors de son discours, le "manque de coordination" des actions sur le terrain, malgré une "importante présence internationale dans le pays". "C'est en cela que le groupe de soutien à la transition au Mali, représente une opportunité et une chance pour mieux rentabiliser l'action internationale en faveur de ce pays", a-t-il ajouté.Le groupe de soutien à la transition du Mali est co-présidé par l'UA, les Nations unies et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).