Mali: les Touareg demandent à l'ONU d'être associés au règlement du conflit

Par La rédaction

PARIS (AFP) - (AFP)

Les indépendantistes touareg maliens réclament d'être associés au règlement de la crise dans le nord du pays, estimant que, sans eux, il est "illusoire d'espérer une solution définitive et une paix durable", dans une lettre adressée mercredi au secrétaire général de l'ONU.

"Sans une implication franche et directe" du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), il est "illusoire d'espérer une solution définitive et une paix durable", "y compris l'extirpation du fléau islamo-narco-terroriste du Sahel et de l'Azawad (Nord-Mali)", écrit Mossa Ag Attaher, représentant du MNLA en Europe.

Le MNLA est "le seul allié objectif, crédible et incontournable dans la lutte contre les forces obscurantistes implantées dans l'Azawad", affirme aussi M. Ag Attaher, disant s'exprimer au nom du Conseil de transition de l'Azawad, le gouvernement provisoire du MNLA.

Tout en regrettant "la méfiance vis-à-vis du MNLA" de la communauté internationale, il exclut "toute alliance contre nature" avec les islamistes, pourtant envisagée lundi par un autre représentant du mouvement.

Ibrahim Ag Mohamed Asseleh, également membre du Conseil de transition de l'Azawad, avait alors menacé de s'allier aux "groupes islamistes et terroristes" en cas d'intervention militaire internationale, si aucun accord préalable n'était trouvé avec Bamako.

Dans la foulée du coup d'Etat militaire du 22 mars 2012 à Bamako, la rébellion touareg du MNLA et les groupes islamistes armés alliés de la branche maghrébine d'Al-Qaïda avaient pris le contrôle du nord du Mali, réclamant l'indépendance de la région.Mais les islamistes ont rapidement pris le dessus sur les indépendantistes touareg et les en ont évincés.

Les autorités maliennes de transition ont officiellement demandé cette semaine au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution autorisant une force militaire internationale pour reconquérir le nord du pays.

Cette demande a été réaffirmée mercredi par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, lors d'une réunion consacrée à la crise sahélienne à New York, et relayée par plusieurs responsables africains et la France.