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Mali: un soldat tué dans une embuscade dans la région de Tombouctou

11 septembre 2019 à 19h59 Par AFP
Un soldat malien a été tué et sept blessés mercredi dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, dans une embuscade tendue par des "hommes armés", a-t-on appris de sources militaire et locale. "Une mission d'escorte est tombée dans une embuscade vers 09H50 à environ 20 km à l'est de Goundam (dans la région de Tombouctou). (Il y a) un mort et 7 blessés dont 2 graves", a déclaré à l'AFP un responsable de l'armée basé à Tombouctou."C'était une attaque complexe, avec une pose d'EEI (engin explosif improvisé), suivie de tirs", a ajouté cette source s'exprimant sous le couvert de l'anonymat."L'attaque a été menée par des individus armées à bord d'un pickup. Les FAMs (Forces armées maliennes) ont riposté, puis un renfort est venu de Goundam", a ajouté ce responsable, selon qui les blessés ont été admis à l'hôpital militaire de Tombouctou.Sollicité par l'AFP, le ministère de la Défense n'a pas souhaité s'exprimer dans l'immédiat."On a vu un mort et beaucoup blessé, tous des soldats maliens. Deux bandits aussi ont été tués", a indiqué à l'AFP un habitant de Dibla, localité proche du lieu de l'embuscade, Oumar Azarock.L'attaque est intervenue quelques heures avant qu'une délégation gouvernementale signe à Tombouctou un "protocole d'entente" avec les représentants des populations locales, qui manifestaient depuis plusieurs jours pour réclamer la réfection des axes routiers et la sécurisation de la région, confrontée à des violences quotidiennes commises par des "bandits" et des jihadistes.Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.Les jihadistes ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit actuellement. Cependant, les violences jihadistes ont persisté, puis se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires qui ont fait des centaines de morts.