Mauritanie: le Premier ministre annonce une baisse des prix des denrées

Par La rédaction

NOUAKCHOTT (AFP)

Le Premier ministre mauritanien Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a annoncé, vendredi, qu'un programme pour "la réduction des prix des produits de première nécessité" serait mis en oeuvre, a rapporté l'Agence de presse mauritanienne (publique).

Le chef du gouvernement mauritanien s'exprimait au moment de l'inauguration d'un projet d'électrification dans une banlieue pauvre de Nouakchott.

Il a alors évoqué un programme pour "la réduction des prix des produits de première nécessité, pour être à la portée du pouvoir d'achat des populations".Il a également évoqué des "projets de lutte contre le chômage, d'embauche des jeunes et d'éradication des quartiers précaires de la capitale".

Cette annonce intervient alors que l'augmentation des prix des denrées de base a été à l'origine d'émeutes meurtrières dans un pays voisin, l'Algérie.Et en Tunisie, la révolte sans précédent contre le régime de Zine Al Abdine Ben Ali avait été déclenchée, à la mi-décembre, par le suicide d'un jeune diplômé chômeur, devenu ensuite depuis le symbole de la protestation contre la précarité sociale et le chômage.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz avait demandé jeudi au gouvernement de "prendre les mesures les plus urgentes" pour "permettre de contenir les prix" des denrées alimentaires, selon un compte rendu du conseil des ministres.

La Mauritanie connaît depuis quelque temps une flambée des prix du sucre, de l'huile ou encore du lait en poudre, très critiquée par l'opposition.

Jeudi, à Nouakchott, des élèves d'établissements scolaires avaient manifesté contre la hausse des prix des denrées de base.

La Coordination de l'opposition démocratique (COD) avait organisé jeudi soir une marche et un meeting qui avait réuni plusieurs milliers de personnes dans la capitale.Le dirigeant du principal parti d'opposition, Ahmed Ould Daddah, avait affirmé que le régime était marqué par "la corruption, la gabegie, le népotisme", en évoquant des "conditions de vie intenables".

Mercredi, le vice-président du parti au pouvoir, Mohamed Yahya ould Horma, avait quant à lui accusé l'opposition "d'utiliser le sujet des prix pour faire de la surenchère politique et de la propagande mensongère".