Mozambique: quatre morts dans des attaques dans le Nord

Par AFP

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Quatre personnes ont été tuées et vingt blessées dans trois attaques survenues ce week-end dans le nord du Mozambique, quelques jours après des attaques jihadistes présumées contre le groupe pétrolier américain Anadarko dans la région, a-t-on appris dimanche de sources locales.

La première attaque a frappé le village de Matapata, dans le district de Palma, une région riche en gaz où Maputo espère implanter des installations pétrolières mais qui fait l'objet d'attaques répétées attribuées aux groupes jihadistes.Une personne a été tuée dans cette attaque, a déclaré le neveu de la victime à l'AFP. Il précise que son "oncle a été décapité" et que ses obsèques ont eu lieu dimanche matin.La deuxième attaque, samedi soir, a ciblé Quelimane, situé à 20 km de Mocimboa da Praia, sur la frontière avec la Tanzanie."Il y a eu une attaque de plus, trois morts et 16 blessés", a indiqué une source locale à l'AFP. "Sept blessés reçoivent une aide médicale à l'hôpital local tandis que six ont été transférés à l'hôpital du district à Mocimboa da Praia en raison de la gravité de leurs blessures".Les trois morts ont été décapités après avoir été tués par balle, selon la même source.Une troisième attaque, contre Mucujo, à 200 km au nord de Pemba, a fait quatre blessés samedi, a-t-on appris de source militaire.Ces attaques n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat.Jeudi, une personne avait été tuée et six blessées dans le nord du pays au cours de deux attaques contre le groupe pétrolier Anadarko attribuées aux groupes jihadistes armés, selon un bilan de la compagnie.Ces attaques étaient les premières visant directement des "majors" qui préparent l'exploitation d'un gigantesque gisement de gaz au large des côtes de la province du Cabo Delgado, près de la frontière avec la Tanzanie.Depuis octobre 2017, un groupe jihadiste désigné localement sous le nom d'"al-shebab" ("les jeunes" en arabe) sème la terreur dans la province à majorité musulmane du Cabo Delgado, à la frontière avec la Tanzanie.Ses raids contre les populations et les forces de l'ordre ont déjà tué près de 200 civils et contraint des milliers d'autres à quitter leurs villages, souvent incendiés ou détruits.Après les attaques contre Anadarko, le ministre de l'Intérieur, Jaime Basilio Monteiro, avait annoncé que des forces spéciales seraient déployées dans la région pour combattre les insurgés et protéger les activités des compagnies pétrolières.bur-gw/sd/jh