Neuf condamnés à mort exécutés jeudi en Gambie selon Amnesty International

24 août 2012 à 18h58 par La rédaction


DAKAR (AFP) - (AFP)

Amnesty International a annoncé vendredi dans un communiqué que neuf personnes condamnées à mort en Gambie ont été exécutées jeudi soir dans ce pays, mais aucune source jointe sur place par l'AFP n'était en mesure de confirmer cette information.

"Amnesty International a reçu des informations crédibles selon lesquelles neuf personnes ont été exécutées la nuit dernière (jeudi, ndlr) en Gambie, et que davantage de personnes sont sous la menace d'exécutions imminentes aujourd'hui (vendredi) et dans les prochains jours", écrit l'ONG dans ce communiqué reçu à Dakar, sans identifier ses sources.

"Si ces exécutions signalées sont confirmées, ce serait une énorme régression (...) et nous exhortons les autorités à mettre fin immédiatement à toutes les autres exécutions" envisagées, a déclaré dans le communiqué Paule Rigaud, responsable Afrique d'Amnesty International.

D'après le communiqué, citant "des sources fiables" non identifiées, "neuf personnes, dont une femme, ont été extraites de leurs cellules de détention la nuit dernière et ont été exécutées", et deux des prisonniers annoncés morts "seraient des Sénégalais".

L'AFP a joint à Banjul diverses sources gambiennes, mais aucune n'a confirmé ces exécutions.L'une d'elles, une source sécuritaire, a déclaré que les prisonniers condamnés à mort avaient simplement été tous "transférés la nuit dernière en un même endroit" et n'avoir pas connaissance d'exécutions effectuées.

Un activiste des droits de l'Homme basé à Dakar interrogé sur le sujet a également affirmé à l'AFP ne pas être en mesure de confirmer ces exécutions.

Dans un message à la Nation le 20 août, le président gambien Yahya Jammeh avait annoncé que tous les condamnés à mort en détention en Gambie seraient exécutés "vers mi-septembre", sans préciser de dates ni le nombre de personnes concernées.

D'après un décompte de l'AFP, depuis juillet 2010, 47 personnes au total ont été condamnées à mort dans le pays.