Niger: un nouveau gouvernement de 23 membres dont sept femmes

21 avril 2011 à 12h38 par La rédaction

NIAMEY (AFP)

Le président nigérien Mahamadou Issoufou et son Premier ministre Brigi Rafini ont formé jeudi leur nouveau gouvernement composé de 23 membres dont sept femmes, essentiellement issus du parti au pouvoir et des alliés du second tour de la présidentielle du 12 mars.

Selon un décret présidentiel lu à la radio publique, le ministère des Affaires étrangères est confié à Bazoum Mohamed, un des vice-présidents du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir).

Enseignant de formation, M. Mohamed, a déjà été deux fois chef de la diplomatie nigérienne dans les années 90.

La Défense et les Finances sont confiés à deux autres dirigeants du PNDS, Karidjo Mahamadou et Ouhoumoudou Mahamadou.

Amadou Boubacar Cissé, un ex-Premier ministre, candidat malheureux du 1er tour de la présidentielle ayant soutenu M. Issoufou, devient ministre du Plan.

L'Intérieur est confié à Abdou Labo, un proche de l'ex-président Mahamane Ousmane qui, arrivé quatrième au 1er tour, s'était lui allié à Seïni Oumarou, candidat malheureux face à M. Issoufou.

Les Mines et l'énergie, secteurs clés dans un pays riche en uranium, sont attribués à Foumakoye Gado, membre influent du PNDS qui avait déjà dirigé ce ministère au début des années 90.

Marou Amadou, membre de la société civile, est nommé ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement.

Mardi, Hama Amadou, ex-Premier ministre de 2000 à 2007 sous le régime du président déchu Mamadou Tandja, et allié de M.Issoufou, avait été élu président de la nouvelle Assemblée nationale, dominée par la coalition présidentielle.

L'investiture le 7 avril de M. Issoufou, un ingénieur de mines de 59 ans, a mis fin à la transition militaire débutée le 18 février 2010 par un putsch contre l'ex-président Mamadou Tandja qui dirigeait le pays depuis dix ans et avait tenté de s'imposer pour se maintenir au moins cinq ans de plus.

Le nouveau président a nommé Brigi Rafini, un Touareg d'Agadez (nord) au poste de Premier ministre.

Seïni Oumarou, qui avait reconnu la victoire de son adversaire, a en revanche décliné son invitation à participer au gouvernement.