Nigeria: 14 civils tués dans une attaque de Boko Haram

Par AFP

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Au moins 14 coupeurs de bois ont été tués dans une attaque du groupe jihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, ont affirmé mercredi à l'AFP des miliciens engagés dans le conflit aux côtés de l'armée.

Des hommes soupçonnés d'appartenir à la faction du leader historique Abubakar Shekau ont attaqué lundi un groupe de civils partis ramasser du bois de chauffe dans la forêt de Koshebe, à une dizaine de km de la capitale de l'Etat du Borno, Maiduguri."Nous avons retrouvé un total de 14 corps sur les lieux de l'attaque et nous en cherchons encore quatre", a affirmé un responsable de la milice, Babakura Kolo, précisant que les victimes avaient visiblement tenté de fuir et s'étaient fait tirer dessus, leurs corps étant dispersés en brousse."Nous avons retrouvé neuf corps hier (mardi) et cinq de plus ce matin", a confirmé un autre milicien joint au téléphone, Mohammed Asheik, qui a fait partie de l'équipe des recherches en brousse.Quatre autres personnes étaient toujours portées disparues et présumées mortes suite à l'attaque, a-t-il précisé. "Les recherches sont difficiles car les corps étaient éparpillés sur une vaste portion de la forêt".Les coupeurs de bois provenaient du village voisin de Lawalti, dans le district de Jere, qui a été à plusieurs reprises visé par les jihadistes.Boko Haram vise régulièrement les agriculteurs, bûcherons et éleveurs qui travaillent en brousse, les accusant de fournir des renseignements sur les insurgés aux autorités nigérianes.En janvier, quatre paysans avaient ainsi été tués près de Molai, à 5 km de Maiduguri alors qu'ils travaillaient dans leurs champs.Le président nigérian Muhammadu Buhari, en campagne pour un second mandat, avait été élu en 2015 après avoir promis de mettre fin à la rébellion de Boko Haram.Mais la situation dans le nord-est du pays est alarmante: les attaques se sont multipliées ces derniers mois, avec des dizaines, voir des centaines de soldats tués par le groupe jihadiste.Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du pays, en 2009, alors que 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.