Nigeria: cinq soldats tués dans l'attaque d'une base

Par AFP

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Cinq soldats nigérians ont été tués et quatre blessés, dans l'attaque d'une base militaires du Nord-Est du Nigeria par des jihadistes liés au groupe Etat islamique, à la suite de laquelle une soixantaine de militaires sont portés disparus, ont indiqué samedi deux officiers à l'AFP.

Des combattants du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont mis en déroute les troupes occupant un camp dans le village de Kamuya, à 35 km de Biu, chef-lieu du district du même nom, dans l'Etat nigérian de Borno."Les terroristes ont tué cinq soldats et en ont blessé quatre lors de l'attaque de la base de Kamuya", a déclaré un des officiers à l'AFP.Ils ont mis les troupes du camp en déroute et l'ont mis à sac, a expliqué le second officier, confirmant ce bilan."Jusqu'ici, 41 soldats sont revenus, tandis que 58 sont toujours portés disparus et sont présumés s'être enfuis lors de l'attaque", a-t-il poursuivi, des opérations de recherche et de sauvetage sont en cours pour "localiser les militaires manquants".Village de résidence de l'ex-chef de l'armée nigériane, le général Tukur Buratai, Kamuya a été la cible de plusieurs attaques jihadistes qui ont conduit à l'installation d'une base militaire.Des jihadistes d'Iswap, né en 2016 d'une scission avec le groupe Boko Haram, ont mené entre samedi et mercredi une série d'attaques sur Damasak, ville stratégique aux confins du lac Tchad, à la frontière entre le Nigeria et le Niger, tuant 20 personnes et provoquant la fuite de 65.000 habitants.Ils ont brûlé de nombreux bâtiments, notamment des postes de police, une clinique et les bureaux du Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR).Depuis le début de la rébellion de Boko Haram en 2009 dans le Nord-Est du Nigeria, le conflit a fait près de 36.000 morts et deux millions de déplacés.La violence jihadiste a depuis essaimé les Niger, Tchad et Cameroun voisins.