Nigeria: explosions et tirs à Damaturu, dans le nord est

Par La rédaction

KANO (AFP) - (AFP)

Des explosions et des tirs ont retenti vendredi dans la ville nigériane de Damaturu (nord-est), située dans une région en butte aux attaques du groupe islamiste Boko Haram, a annoncé la police.

"Il y a eu de puissantes explosions et des coups de feu sporadiques dans le quartier de Shagari Low Cost", a déclaré Gbadegesin Toyin, porte-parole de la police pour l'Etat de Yobe, dont Damaturu est la capitale."En fait, les explosions et les tirs se poursuivent", a-t-il ajouté.

Dans le passé, les islamistes de Boko Haram ont lancé une série d'attaques dans la ville, prenant pour cibles surtout les forces de sécurité.Mais parfois les affrontements sont aussi partis d'une unité spéciale de l'armée lorsqu'elle menait des opérations pour débusquer les extrémistes dans leurs caches à Damaturu.

Une de ces opérations préventives de l'armée a eu lieu samedi dernier, à la suite d'une information sur une attaque à venir de Boko Haram, et trois membres de la secte ont été tués.

"Nous n'avons pas encore de précisions sur ce qui se passe actuellement, mais nous avons averti nos propres forces pour qu'elles fassent face à toute éventualité", a ajouté le porte-parole de la police.

La ville de Damaturu qui se trouve près de Maiduguri, la base de Boko Haram, est placée sous couvre-feu pendant la nuit à la suite d'une série d'affrontements entre l'armée et les islamistes le mois dernier.

"Cela fait plus d'une heure maintenant que nous sommes cernés par de fortes explosions et des fusillades dans les environs, mais nous ne savons toujours pas ce qui se passe à cause du couvre-feu" qui interdit aux habitants de sortir, a déclaré l'un d'eux, Babagana Abdullahi, qui habite le quartier de Shagari Low Cost.

Les autorités du Nigeria ont parfois été critiquées pour avoir la main lourde dans leurs opérations contre les islamistes de Boko Hram sans arriver à réduire leur menace.

Trois dirigeants de la secte ont été placés en juin sur la liste des "terroristes" par le département d'Etat américain, selon lequel le groupe islamiste est responsable de la mort de plus de 1.000 personnes depuis début 2011.