Nigeria: fin de la grève d'un syndicat bloquant la distribution de carburant

Par La rédaction

LAGOS (AFP) - (AFP)

Un syndicat d'employés du secteur pétrolier du Nigeria a mis fin mercredi à une grève due à un conflit avec Shell et bloquant la distribution de carburant dans le premier producteur africain de brut.

Suite à une réunion entre des responsables du NUPENG, qui représente les cols bleus du secteur, et du géant anglo-néerlandais, le syndicat a renoncé au débrayage, selon un communiqué de la compagnie pétrolière nationale (NNPC) qui a joué le rôle de médiateur.

"La branche nationale (...) du NUPENG, a mis fin mercredi à sa grève ayant duré deux jours", annonce la NNPC à l'issue de la rencontre à Abuja.

Le secrétaire général du syndicat, Elijah Okougbo, a confirmé cette information auprès de l'AFP.

Le NUPENG avait ordonné mardi l'arrêt des chargement de carburant à partir des dépôts, provoquant une réaction de panique des automobilistes qui formaient depuis mercredi matin de longues files d'attente aux stations-service.

La mesure n'avait pas affecté la production ni les exportations pétrolières.

La nature exacte du contentieux entre le NUPENG et Shell n'est pas claire mais la presse a rapporté qu'il portait sur un représentant du syndicat auprès de la compagnie.

Le NUPENG aurait jugé qu'il s'était livré à des activités défavorables au syndicat et aurait accusé Shell d'avoir rejeté les personnes censées le remplacer.

La compagnie pétrolière avait de son côté indiqué plus tôt qu'une "dispute entre le syndicat NUPENG national et sa branche de la Shell" faisait "l'objet d'une procédure judiciaire".

La procédure a été abandonnée et les deux parties se sont accordées pour trouver une solution à l'amiable, selon le communiqué de la NNPC.

Cette grève était intervenue quinze jours après la fin d'une grève générale contre la hausse des prix de l'essence.

L'annonce le 1er janvier par le gouvernement de la fin des subventions sur les prix du carburant avait entraîné un doublement des tarifs à la pompe, du jour au lendemain.

Le président Goodluck Jonathan avait finalement concédé le 16 janvier une baisse d'environ 30%, ramenant le prix du litre à 97 nairas (0,47 euro).Les syndicats avaient mis fin le même jour à la grève qui avait été marquée par d'importantes manifestations dans plusieurs villes du pays.