Nigeria: le président dément tout lien entre des attentats et son élection

Par La rédaction

NEW YORK (Nations unies) (AFP)

Le président nigérian Goodluck Jonathan a estimé mercredi que les attentats survenus la nuit de son investiture n'étaient pas liés à sa victoire à l'élection présidentielle en avril.

"Il y a de la contestation (au Nigeria) mais cela n'a rien à voir avec cette élection", a expliqué le président nigérian à des journalistes en marge du sommet de l'ONU sur le sida, réfutant les affirmations selon lesquelles les attentats étaient liés au résultat du vote.

Plusieurs bombes ont explosé dans différents endroits au Nigeria la nuit de l'investiture de Jonathan, le 30 mai, en particulier dans la banlieue de la capitale Abuja et dans les provinces du Nord Borno et Bauchi, faisant au moins 18 morts, selon un décompte officiel.

M. Jonathan, un chrétien sudiste de 53 ans, avait facilement battu un ex-dirigeant militaire issu du nord à majorité musulmane, Muhammadu Buhari, lors d'un scrutin considéré comme l'un des plus équitables des deux dernières décennies.

Le président Jonathan estime que ces attentats, toujours sans revendication, sont le fait de terroristes qui n'ont rien à voir avec les divisions ethnico-religieuses dans le pays.

"Nous ne pouvions croire à la présence parmi nous de terroristes jusqu'à ce que cela devienne évident", a-t-il dit.

"Les explosions ont toujours existé et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour les empêcher.En tant que gouvernement, nous nous sommes engagés à en réduire le nombre et nous y arriverons", a-t-il conclu.