Nigeria: les journalistes enlevés dimanche libérés

18 juillet 2010 à 7h09 par La rédaction

LAGOS (AFP)

Les journalistes enlevés il y a une semaine dans le sud pétrolifère du Nigeria ont été libérés dimanche par leurs ravisseurs, et aucune rançon n'a été versée, a annoncé la direction du syndicat des journalistes nigérians.

"Ils (les ravisseurs) nous ont appelés pour nous dire qu'ils avaient été relâchés sans conditions", a déclaré le responsable du syndicat, Usman Leman.

La police a récupérés les quatre journalistes après qu'ils ont été libérés dans une zone isolée de l'Etat d'Abia, dans le delta du Niger, a-t-il ajouté.

Ils avaient été enlevés le 11 juillet par des hommes armés sur une route près d'Aba, dans l'Etat d'Abia situé dans le delta du Niger (sud).

La police avait lancé une vaste opération de ratissage de la région pour les retrouver.

Les ravisseurs avaient réclamé dans un premier temps le versement de 250 millions de nairas (1,66 millions de dollars) avant de revoir leurs exigences à la baisse à 30 millions (200.000 dollars).

Responsables politiques et défenseurs de la presse, dont Reporters sans frontières, avaient appelé à la libération immédiate des quatre hommes.

Wahab Oba, président du syndicat national des journalistes (NUJ) de Lagos, Adolphus Okonkwo, journaliste à Voice of Nigeria, Sylvester Okereke, journaliste pour le quotidien privé The Champion Newspapers, et Sola Oyeyipo, circulaient à bord d'un véhicule du NUJ après avoir pris part à une réunion syndicale à Uyo (capitale de l'Etat voisin d'Akwa Ibom).

Les enlèvements contre rançons sont fréquent dans le delta du Niger où opèrent de nombreuses compagnies pétrolières internationales.

Visant dans un premier temps les employés locaux et expatriés de l'industrie pétrolière, ils touchent désormais aussi hommes politiques, dignitaires religieux et Nigérians de la classe moyenne.

Le dernier rapt de journalistes dans cette région pétrolifère remonte à mars.Les trois hommes - un Sud-Africain et deux Nigérians - avaient été remis en liberté au bout d'une semaine environ.