Nigeria: quatorze ministres ont prêté serment

Par La rédaction

ABUJA (AFP) - (AFP)

Quatorze ministres ont prêté serment samedi à Abuja devant le président nigérian Goodluck Jonathan qui leur a demandé d'être "immédiatement opérationnels".

Elu en avril dernier à la présidence, M. Jonathan a soumis trente-quatre noms au Sénat pour approbation, dont treize ministres du gouvernement sortant.

Deux ministres seront formellement nommés lundi.

"Ceux d'entre vous qui reviennent doivent retourner dans leurs ministères et commencer à travailler", a déclaré le président.

Parmi les ministres reconduits figure Mme Diezani Alison-Madueke, en charge du portefeuille stratégique du pétrole.

Son maintien a suscité les critiques des acteurs du secteur pétrolier et des dirigeants syndicaux de cette industrie en raison du retard important pris par la très attendue réforme du secteur pétrolier qui doit notamment régler les relations entre les multinationales et les autorités nigérianes.

Cette loi est en souffrance au parlement depuis plus de deux ans.

Les ministres qui ont prêté serment samedi sont notamment ceux de l'information, de la planification, de l'éducation, de la santé, de la justice, des transports, des mines, du travail.

Selon certaines informations, Goodluck Jonathan pourrait également faire entrer au gouvernement la responsable Afrique à la Banque Mondiale, Ngozi Okonjo-Iweala, qui fut ministre des finances du temps du président Olusegun Obasanjo.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, est agité par des violences récurrentes, en particulier celles dues à une secte islamiste radicale du nord du pays dénommée Boko Haram.

Plusieurs bombes ont explosé dans différents endroits au Nigeria la nuit de l'investiture de Jonathan, le 30 mai, en particulier dans la banlieue de la capitale Abuja et dans les Etats du Nord Borno et Bauchi, faisant au moins 18 morts, selon un décompte officiel.

M. Jonathan, un chrétien sudiste de 53 ans, avait facilement battu en avril un ex-dirigeant militaire issu du nord à majorité musulmane, Muhammadu Buhari, lors d'un scrutin considéré comme l'un des plus équitables des deux dernières décennies, dans un pays réputé pour des scrutins frauduleux et violents.