Nigeria: quatre soldats victimes d'une attaque jeudi retrouvés morts

Par La rédaction

LAGOS (AFP) - (AFP)

Les corps de quatre soldats portés disparus après une récente attaque d'hommes armés ont été retrouvés, tués par un gang de pirates dans le delta du Niger, région pétrolifère du sud du Nigeria, a annoncé dimanche un porte-parole militaire.

"La Force d'intervention conjointe (JTF) pense prouver que l'attaque a été menée par des pirates dirigé par Shedrack Itokofuwei, alias Mammy Water, originaire d'Azagbene dans l'Etat de Bayelsa" (sud), a déclaré le lieutenant colonel Timothy Antigha, ajoutant que la piraterie était en progression dans la région.

La force spéciale JTF a retrouvé les restes des quatre officiers pris dans une embuscade jeudi sur le cours de la rivière Eweleso dans l'Etat de Bayelsa, a précisé M. Antigha.

Les pirates avaient quitté leur base à bord de cinq embarcations à moteur et en chemin ils ont attaqué les soldats de la JTF partis de Brass et se dirigeant vers Ogbia, a-t-il ajouté.

Dans l'affrontement avec la patrouille, trois de leurs bateaux ont été coulés, les deux autres se sont enfuis, a indiqué le porte-parole dans un communiqué.

Itokofuwei a été tué "dans l'échange de tirs, ainsi que l'a révélé un membre de son gang capturé sur les lieux", selon le communiqué.

Les soldats tués, parmi lesquels un lieutenant-colonel commandant l'unité, ont été attaqués pas très loin de l'endroit où quatre policiers de la marine ont été tués à un poste de contrôle le même jour.

Le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend), un groupe armé opérant dans la région avait revendiqué le lendemain le meurtre des policiers et n'avait pas donnée d'explication à leur attaque.

Le Mend, qui déclare se battre pour une meilleure distribution des revenus du pétrole, a pendant des années mené des attaques contre l'industrie pétrolière, réclamant une plus juste répartition de la manne, avant de largement réduire ses activités suite à une amnistie présidentielle offerte en 2009.

Mais le porte-parole du Mend Jomo Gbomo a affirmé que le groupe n'avait jamais accepté l'amnistie.