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Nigeria: sept soldats et un milicien tués dans une embuscade jihadiste

21 novembre 2020 à 21h01 Par AFP
Des jihadistes ont tué samedi sept soldats et un milicien lors d'une embuscade visant un convoi dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris auprès de plusieurs sources de sécurité. Les combattants du groupe Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), branche de Boko Haram affiliée à l'EI, armés de mitrailleuses et de lance-roquettes, ont ouvert le feu sur un convoi dans le village de Kwayamti, à 60 km de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno, épicentre de l'insurrection islamiste."Cinq soldats et un milicien ont été tués dans l'embuscade", a d'abord affirmé une source de sécurité à l'AFP qui a requis l'anonymat."Le bilan est désormais de huit morts. Les corps de deux autres soldats ont été retrouvés", a-t-elle ensuite indiqué.Quatre miliciens progouvernementaux ont été blessés dans l'attaque, selon une autre source de sécurité, qui a confirmé le bilan des morts.Le convoi allait assurer la sécurité à Baga, sur les rivez du lac Tchad, du gouverneur de l'Etat du Borno, Babagana Umara Zulum, qui s'était rendu sur place en hélicoptère.Le gouverneur, régulièrement visé par des attaques, notamment fin septembre quand 30 membres de son escorte avaient été tués, allait distribuer de la nourriture à des habitants qui avaient réintégré leurs domiciles, qu'ils avaient dû fuir pour échapper aux violences des jihadistes.Les autorités ne cessent d'encourager les déplacés à regagner leur foyers en dépit des mises en garde des agences humanitaires.Le lac Tchad, vaste étendue d'eau marécageuse truffée d'îlots, situé aux confins du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun, est le repaire d'Iswap. Le groupe, qui a fait scission du groupe jihadiste Boko Haram en 2016, a mené depuis de nombreuses attaques, notamment contre l'armée nigériane, au cours desquelles des centaines, voire des milliers de soldats ont été tués. Il contrôle également des villes et des villages, et des milliers de civils vivent sous son emprise. Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009, début de l'insurrection jihadiste de Boko Haram, dans les violences dans la région. Plus de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.