Nigeria: un kamikaze tue au moins trois personnes dans une église à Jos

Par La rédaction

JOS (Nigeria) (AFP) - (AFP)

 Un kamikaze a tué au moins trois personnes dimanche matin en projetant son véhicule bourré d'explosifs contre une église de Jos au centre du Nigeria et trouvé lui-même la mort, a indiqué l'agence de secours d'urgence NEMA.

Il y a "trois morts confirmés", a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'agence publique de secours d'urgence NEMA Yushau Shuaib, parlant de fidèles et ajoutant que plusieurs autres personnes étaient dans un état critique.

D'autres sources, dont des habitants, ont déclaré que huit personnes avaient trouvé la mort lors de cet incident.La NEMA avait indiqué auparavant que le kamikaze avait été tué.

"L'auteur de l'attentat a conduit sa voiture vers l'église catholique Saint Finbar dans le quartier de Rayfield.La bombe a explosé lorsqu'il a atteint l'église", a dit à l'AFP M. Shuaib.

Des habitants ont indiqué avoir entendu une explosion dans la zone de l'église.

"Il y a eu une explosion près de l'église catholique Saint Finbar", a déclaré à l'AFP Mark Lipdo.Les forces de sécurité ont bouclé l'accès à la zone, a-t-il précisé.

Jos et ses environs forment l'une des zones les plus instables du Nigeria.Des milliers de personnes ont été tuées ces dernières années dans des affrontements entre groupes ethniques chrétiens et musulmans.

Les attentats se multiplient dans le centre du Nigeria, situé entre le nord déshérité et majoritairement musulman, et le sud, où se trouve le pétrole, et qui est, lui, à dominante chrétienne.

Boko Haram a renvendiqué une série d'attaques meurtrières ces derniers mois, essentiellement dans le nord du Nigeria.

Le groupe a déjà visé des chrétiens à plusieurs reprises.Il a notamment revendiqué l'attentat qui a fait 44 mort le jour de Noël dans une église près d'Abuja.

Le 26 février, un attentat suicide dans une église, revendiqué par Boko Haram, a fait trois morts à Jos.

Les actes de violence imputées à Boko Haram ont fait près de 1.000 morts depuis 2009, dont plus de 300 cette année, selon des chiffres de l'AFP et des groupes de défense des droits de l'homme.