Opération de police dans les milieux d'extrême droite à Rome: 5 arrestations

Par La rédaction

ROME (AFP) - (AFP)

Cinq extrémistes de droite présumés appartenant au mouvement dissous d'idéologie fasciste "Militia" ont été arrêtés mercredi matin dans les milieux d'extrême droite romains, a-t-on appris auprès des carabiniers et du parquet de Rome.

Des enquêtes ont été ouvertes contre onze autres personnes, dont un mineur âgé de 16 ans.

Au cours de cette opération qui s'est déroulée à l'aube sous le nom de "Lama" et qui a été coordonnée par le pool anti-terrorisme du parquet de Rome, une dizaine de perquisitions ont été par ailleurs menées dans la capitale.

Les personnes arrêtées sont accusées d'association de malfaiteurs, de diffusion d'une idéologie fondée sur la haine raciale, d'apologie du fascisme, de menaces aux institutions et à leurs représentants.

La communauté juive romaine, le maire de droite de Rome Gianni Alemanno, les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, Renato Schifani et Gianfranco Fini, ainsi que les roms en général étaient menacés par ces militants, qui exaltaient "les principes et les méthodes du fascisme", selon le parquet.

Deux des militants arrêtés se voient même accusés d'avoir projeté d'"utiliser des engins explosifs pour frapper des cibles" comme Riccardo Pacifici, président de la communauté juive romaine, mais ces projets n'ont jamais été mis en oeuvre.

Ils se voient encore accusés d'avoir diffusé des idées fondées sur la haine raciale et ethnique, à travers une revue bimensuelle intitulée "Insurrezione", des réunions de propagande, des banderoles, des tracts, des graffitis sur les murs.

Parmi les personnes arrêtées figure Maurizio Boccacci, 54 ans, ancien dirigeant d'un groupuscule dissous, "Movimento

Politico Occidentale", et qui, en raison de ses positions trop radicales, avait quitté en 2008 le mouvement néo-fasciste "Fiamma Tricolore".

Gianni Alemanno, lui-même un ancien du Mouvement social italien (MSI, néo-fasciste), a dénoncé un groupe qui voulait couvrir "les murs de Rome de slogans agressifs, parfois dirigés contre les juifs".