Otages au Mali: "le manque de communication ne nous rassure pas"

Par La rédaction

FORT-DE-FRANCE (AFP)

Les parents de Thierry Dol, un des otages français enlevés au Niger à la mi-septembre, ingénieur de 29 ans originaire de la Martinique, déplorent qu'on ne parle pas d'eux, jugeant que "le manque de communication ne rassure pas", dans un entretien avec l'AFP.

Vendredi, les familles de ces otages ont décidé de sortir de leur silence dans un communiqué commun transmis au quotidien Ouest-France, certaines d'entre elles accordant en outre des interviews, pour qu'on n'oublie pas le sort de leurs proches, cent jours après leur capture par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).Enlevés au Niger les sept otages dont cinq Français sont désormais détenus au Mali.

"On parle beaucoup des deux otages en Afghanistan, mais on ne parle pas des otages au Mali", ont déploré Marie-Jo et Alexandre Dol, les parents de Thierry Dol, employé de Sogea-Satom, un sous-traitant d'Areva, dans un entretien avec un correspondant de l'AFP en Martinique.

"Depuis que nous avons rencontré Nicolas Sarkozy à la fin du mois de septembre, nous avons ponctuellement eu des nouvelles sur l'avancée de la situation", explique Marie-Jo...Avant de poursuivre à demi-mot : "Aujourd'hui cela fait longtemps qu'on ne nous en a pas donné".

Alexandre et Marie-Jo ne remettent pas en cause le travail du gouvernement, mais "c'est le manque de communication qui ne nous rassure pas", soulignent-ils.

"Lors du remaniement, nous étions inquiets de la suite qui allait être donnée à l'affaire et le président nous a appelés pour nous rassurer", confie le père de Thierry, transporteur dans le BTP en Martinique.

Maurice Antiste, le maire du François, commune où résident les parents Dol, suit le dossier de très près avec eux.Il a demandé a plusieurs reprises à rencontrer le ministre de la Défense Alain Juppé, sans jamais recevoir de réponse.

Outre Thierry Dol, les otages sont Pierre Legrand, 25 ans, originaire de Loire-Atlantique, Daniel Larribe, 59 ans, ingénieur expert en techniques minières pour Areva, et son épouse, Françoise, 62 ans, originaires de Mialet dans le Gard; Marc Ferret, 43 ans, français habitant Madagascar, salarié du groupe Vinci au Niger; le Malgache Jean-Claude Rakotoarilalao, 60 ans et le Togolais Alex Kodjo Ahonado, ingénieur zootechnicien.