Ouganda: 2 kamikazes impliqués, 20 arrestations dans les attentats de Kampala

18 juillet 2010 à 13h27 par La rédaction

KAMPALA (AFP)

Deux kamikazes ont participé aux attentats qui ont fait plus de 70 morts la semaine dernière à Kampala et une vingtaine de personnes, dont des Pakistanais, ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur ces attaques revendiquées par des islamistes somaliens, a déclaré dimanche la police ougandaise.

"Il y a des indices solides pour dire que ces attaques ont été menées par des kamikazes", a dit le chef de la police Kale Kayihura aux journalistes.

"Personne n'a réclamé ni identifié ces deux corps", a-t-il ajouté.

Le chef de la police a montré lors d'une conférence de presse des reconstitutions faciales des deux auteurs présumés des attentats, réalisées avec l'aide d'experts étrangers, et suggérant, selon lui, que l'un est d'origine somali et l'autre sans doute de type noir africain.

Plus de vingt personnes dont cinq Pakistanais ont été arrêtés à ce jour dans le cadre de l'enquête, a ajouté le chef de la police ougandaise.

"Nous avons sans doute plus de vingt personnes détenues", a dit Kale Kayihura.

Parmi eux figurent les cinq Pakistanais qui tiennent un commerce dans la banlieue de Kampala, et dont l'un aurait été cité, dans un courriel envoyé par un porte-parole présumé des islamistes somaliens shebab, comme ayant des liens avec cette organisation.

Les Pakistanais "sont en train d'être interrogés" et "ils doivent s'expliquer" sur leur mise en cause, a commenté M. Kayihura.

Soixante-treize personnes ont été tuées dans les attentats survenus dans deux restaurants de Kampala, où des amateurs de football s'étaient réunis dimanche dernier pour assister à la finale du Mondial.

La police avait établi jusqu'à présent la participation d'un seul kamikaze, alors que trois explosions au total ont retenti dans ces deux lieux publics.Elle a également retrouvé une ceinture d'explosifs, qui n'a pas été déclenchée pour une raison inconnue, dans un troisième lieu, une discothèque de Kampala.

Les attaques ont été revendiquées par les islamistes somaliens shebab, en représailles à l'implication militaire de l'Ouganda en Somalie dans le cadre de la force de paix de l'Union Africaine (Amisom).