Ouganda: la lutte anti-terroriste freinée par la corruption, selon les Etats-Unis

Par La rédaction

WASHINGTON (AFP)

La lutte contre le terrorisme est freinée en Ouganda par la pauvreté du pays et par la corruption, ont estimé jeudi les Etats-Unis dans leur rapport annuel sur le terrorisme dans le monde.

Le rapport du département d'Etat, qui porte sur l'année 2009, n'évoque pas les attentats qui ont fait 76 morts en Ouganda le 11 juillet dernier et ont été revendiqués par les shebab, le mouvement islamiste somalien lié à Al-Qaïda.

Mais il relève que le pays restait l'an dernier "vulnérable face au terrorisme international, des membres d'Al-Qaïda utilisant l'Ouganda comme centre de transit".Si le gouvernement a pris "des mesures concrètes pour poursuivre et arrêter" des suspects de terrorisme, "le manque de ressources et la corruption ont freiné l'adoption de mesures plus efficaces", ajoute la diplomatie américaine.

Les shebab, liées à Al-Qaïda, ont justifié les attentats de Kampala en les présentant comme des représailles à la participation de l'Ouganda à la force de paix de l'Union africaine en Somalie.

D'après Washington, les shebab et Al-Qaïda continuent "à poser une grave menace terroriste aux intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés dans l'ensemble de la Corne de l'Afrique".

Du fait des combats entre les shebab et les forces gouvernementales somaliennes, la Somalie reste "très instable et constitue un environnement permissif pour le transit et l'entraînement de terroristes", selon le rapport du département d'Etat.