Ouverture du 18e sommet de l'Union Africaine à Addis Abeba

Par La rédaction

ADDIS ABEBA (AFP) - (AFP)

Le 18e sommet des dirigeants de l'Union africaine (UA), qui promet d'être dominé par les batailles de pouvoir interne, s'est ouvert dimanche à Addis Abeba, dans des locaux flambant neufs offerts par la Chine.

Le thème du sommet est le commerce intra-africain, mais les questions institutionnelles devraient surtout occuper le débat: l'UA doit élire le nouveau président de sa Commission, son organe exécutif, et choisir entre le sortant, le Gabonais Jean Ping, et la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre des Affaires étrangères et ex-épouse du président Jacob Zuma.

Jia Qinglin, membre du comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois, est l'invité d'honneur de ce sommet, dans un siège que son pays a construit et offert pour 200 millions de dollars (154 M EUR).

Ce siège qui domine Addis Abeba a été inauguré samedi par M. Jia, qui a souligné que son pays était désormais le premier partenaire commercial de l'Afrique avec 150 milliards de dollars l'an dernier.

Locomotive économique du continent aux ambitions régionales désormais affichées, l'Afrique du Sud a fait une campagne intense pour sa candidate, ignorant la tradition accordant d'office un second mandat au président sortant souhaitant se représenter.

L'UA devra également élire lundi un nouveau président pour la représenter, une fonction assez largement symbolique revenue l'an dernier à l'Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, en dépit des critiques des organisations de droits de l'homme sur son bilan en la matière.

Le président Goodluck Jonathan -- à la tête de la deuxième puissance économique du continent, le Nigeria -- pourrait être candidat, au nom de l'Afrique de l'Ouest dont le tour est venu d'assurer cette présidence, a indiqué à l'AFP une source dans son entourage.Les pays d'Afrique occidentale tenaient conclave samedi soir pour discuter de la candidature de M. Jonathan, contre celles des présidents béninois, Boni Yayi, et gambien, Yahya Jammeh.

En marge du sommet, enfin, le Soudan du Sud et le Soudan tentent de régler leur différend sur le partage de la manne pétrolière, qui empoisonne leurs relations depuis l'indépendance proclamée le 9 juillet dernier par Juba.

Khartoum a annoncé samedi faire un geste en assurant laisser partir trois superpétroliers chargés de 2,2 millions de barils de brut sud-soudanais, retenus à Port-Soudan tant qu'un accord ne serait pas trouvé.