Patassé à nouveau interdit de quitter la Centrafrique pour contrôle médical

30 mars 2011 à 12h56 par La rédaction

BANGUI (AFP)

L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, arrivé deuxième à la présidentielle de janvier, a de nouveau reçu l'interdiction mercredi de quitter Bangui pour un contrôle médical, a affirmé son porte-parole Guy-Simplice Kodégué à l'AFP.

M. Patassé devait quitter le pays sur un vol de Kenya Airways pour la Guinée équatoriale.L'ancien président avait déjà essuyé un refus le 22 mars de prendre un vol spécial affrété par le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, toujours pour ce contrôle médical.

"Mardi, l'ancien président burundais Pierre Buyoya est venu à la résidence du président Patassé, confirmer que le président François Bozizé ne s'opposait plus à sa sortie du territoire pour des raisons humanitaires.C'est-à-dire pour un contrôle sanitaire.Et pour nous, c'est quand même une parole d'un homme d'Etat.Et nous faisons foi à cela", a déclaré Guy-Simplice Kodégué.

"Malheureusement ce matin, le président Patassé était à l'aéroport international Bangui M'poko, mais le commissaire de l'aéroport nous a fait savoir qu'il n'a reçu aucune autorisation pour que le président Patassé puisse s'envoler pour ce contrôle sanitaire", a expliqué le porte-parole.

L'ancien président centrafricain, souffrant de diabète, avait été admis dans une clinique de Bangui au début du mois de mars où il est resté quatre jours.

Après la première tentative de départ de M. Patassé, Fidèle Ngouandjika, porte-parole du gouvernement avait affirmé: "Nous avons été informés que l'ex-président Patassé a entamé une démarche auprès du ministre de la Santé publique pour un déplacement en vue d'un contrôle sanitaire.Cette démarche est en cours et nous sommes surpris d'entendre çà et là que le pouvoir a interdit de sortie l'ancien président".

D'autres opposants avant l'ex-président centrafricain ont été empêchés de quitter le territoire: son porte-parole, les opposants Me Nicolas Tiangaye, président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole d'une coalition de l'opposition ainsi que Jean-Michel Mandaba, secrétaire général du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).