PO: les présidents égyptien et turc évoquent le processus de paix au Caire

21 juillet 2010 à 15h35 par La rédaction

LE CAIRE (AFP)

Les présidents égyptien et turc se sont rencontrés au Caire mercredi et ont évoqué les efforts internationaux pour ramener Israéliens et Palestiniens à la table des négociations, rapporte l'agence de presse Mena.

Le président égyptien Hosni Moubarak et son homologue turc Abdullah Gül ont discuté des "efforts destinés à raviver le processus de paix au Proche-Orient ainsi que des développements régionaux d'intérêt mutuel", selon l'agence officielle.

M. Moubarak a aussi souligné "les efforts de l'Egypte pour faire avancer le processus de paix ainsi que les négociations entre Israéliens et Palestiniens et les efforts égyptiens pour aboutir à la réconciliation en Palestine", selon Mena.

Depuis des mois, Le Caire tente de réconcilier les frères ennemis palestiniens: le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas, maître de la bande de Gaza.

Arrivé mardi soir au Caire, Abdullah Gül devait quitter l'Egypte plus tard mercredi, selon des responsables.

Samedi, Hosni Moubarak s'était entretenu séparément avec le président Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui ont repris un dialogue indirect sous l'égide de l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell.

M. Mitchell, qui essaie désormais d'obtenir un dialogue en face-à-face entre les leaders israélien et palestinien, avait rencontré Hosni Moubarak dimanche.

Les Palestiniens ont gelé le dialogue direct avec Israël en décembre 2008, quand l'Etat hébreu a lancé une offensive de 22 jours contre la bande de Gaza.

Selon eux, il ne peut y avoir de reprise de dialogue direct sans progrès sur les questions des frontières et de la sécurité, et sans une promesse israélienne d'arrêter toute colonisation des territoires occupés, Jérusalem-Est inclus.

Le gouvernement turc islamo-conservateur cherche à renforcer le rôle de la Turquie au Proche-Orient et s'est rapproché notamment des pays musulmans, dont ses anciens ennemis, la Syrie et l'Iran.

Le Caire et Ankara assurent tous deux qu'ils sont complémentaires dans la région, et non en compétition.