Pourparlers de paix entre Khartoum et rebelles lundi à Juba

13 octobre 2019 à 13h21 par AFP

AFRICA RADIO

Des pourparlers de paix entre Khartoum et les rebelles des Etats soudanais du Darfour (ouest), du Kordofan-Sud (sud) et du Nil Bleu (sud-est) doivent reprendre lundi dans la capitale sud-soudanaise en présence du Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, a-t-on appris dimanche de source officielle sud-soudanaise.

En novembre 2018, le président sud-soudanais Salva Kiir, qui venait quelques semaines auparavant de signer un nouvel accord de paix avec son rival Riek Machar, avait offert sa médiation dans les pourparlers entre Khartoum et son opposition armée.Le porte-parole du président Kiir, Ateny Wek Ateny, a indiqué dimanche à l'AFP que les discussions devaient entrer dans le vif du sujet lundi à Juba, après un premier round courant septembre au terme duquel les parties avaient adopté une feuille de route."La rencontre de demain (lundi) doit marquer le lancement des pourparlers de paix soudanais", a déclaré le porte-parole.M. Ateny a ajouté que le Premier ministre Ethiopien, Abiy Ahmed, tout juste couronné d'un prix Nobel de la paix, le président ougandais Yoweri Museveni et le chef de l'Etat kényan Uhuru Kenyatta étaient attendus à Juba "afin de donner plus de poids aux pourparlers".Un délégation de responsables soudanais est arrivée à Juba dès dimanche pour préparer ces discussions.Le chef rebelle Abdulaziz al-Hilu, qui dirige le Mouvement de libération du peuple du Soudan - Nord (SPLM-N) actif dans les régions du Nil Bleu et du Kordofan-Sud devrait être à la tête de la délégation représentant les groupes armés.Le Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, est en poste depuis le 21 août à la suite d'un accord entre militaires et contestataires prévoyant une transition du pouvoir aux civils.Cette période de transition s'est ouverte après des décennies d'autoritarisme sous Omar el-Béchir, destitué par l'armée le 11 avril sous la pression populaire.Le nouveau Premier ministre a promis de mettre fin aux conflits entre Khartoum et les groupes rebelles opérant sur son territoire, qui ont fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés dans des régions qui s'estiment marginalisées par le pouvoir central.