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Présidentielle en Côte d'Ivoire: six morts dans les violences (nouveau bilan)

14 août 2020 à 16h57 Par AFP
Au moins six personnes sont mortes en Côte d'Ivoire, après trois jours de violences liées à l'annonce de la candidature controversée à un troisième mandat du président Alassane Ouattara, a-t-on appris vendredi de sources sécuritaires. Un précédent bilan faisait état de quatre tués dans les violences de mercredi et jeudi à Daoukro (centre) et Bonoua (sud).A Gagnoa (au nord ouest d'Abidjan), ville natale de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, des heurts ont fait un mort, a annoncé la police."Nous déplorons un tué dans des affrontements dans la nuit d'hier à aujourd'hui entre des pro et anti-troisième mandat", a déclaré le maire de Gagnoa, Yssouf Diabaté, à l'AFP."Il ya eu des blessés de part et d'autre" a poursuivi, M. Diabaté, affirmant que "le calme est revenu".Des violences se sont poursuivies à Daoukro (centre) faisant "un tué" supplémentaire, a annoncé une source sécuritaire à l'AFP."Malheureusement, nous avons enregistré un mort hier (jeudi) nuit" a confirmé Adama Kolia Traoré, président du conseil régional du Iffou, administrant la ville de Daoukro.Ce décès porte à quatre le nombre de personnes tuées dans des affrontements dans ce bastion de l'ancien président Henri Konan Bédié, également candidat à la présidentielle. Le président Alassane Ouattara, 78 ans, élu en 2010 puis réélu en 2015, avait annoncé dans un premier temps en mars passer le relais à son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Mais celui-ci est décédé le 8 juillet d'un infarctus. Après ce décès, Alassane Ouattara a annoncé le 6 aout qu'il briguerait finalement un troisième mandat.La Constitution limite à deux les mandats présidentiels, mais opposition et pouvoir sont en désaccord sur l'interprétation de la réforme adoptée en 2016: les partisans de Ouattara affirment qu'elle a remis le compteur des mandats à zéro, ses adversaires jugent anticonstitutionnelle une troisième candidature.