RDC: calme fragile à Kinshasa avant le vote de la loi électorale

Par La rédaction

Kinshasa (AFP)

Un calme fragile régnait à Kinshasa jeudi matin après trois jours de violences meurtrières, alors que le sénat congolais devait voter dans l'après-midi le projet de loi contesté à l'origine des troubles, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Vers 06H15 (05H15 GMT), les accès aux abords du parlement de la République démocratique du Congo étaient bloqués par la police et seulement les véhicules des forces de l'ordre pouvaient circuler dans la zone.

Le sénat doit se réunir en séance plénière à 14H00 pour l'examen et le vote du projet de révision de la loi électorale susceptible d'entraîner un report de la prochaine présidentielle, censée avoir lieu en 2016.Un tel report permettrait au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir en poste au-delà du terme de son mandat, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

Dans le sud de la capitale, à l'une des entrées de l'Université de Kinshasa, un des principaux foyers de la contestation des derniers jours, plusieurs dizaines de policiers et militaires étaient déployés, selon des journalistes de l'AFP.

"Ce matin, c'est un peu calme, sauf qu'on a renforcé le déploiement" des forces de l'ordre, a dit Claude, un étudiant joint par téléphone à l'intérieur du campus.

Un autre étudiant a précisé à l'AFP que quelques dizaines de jeunes gens, en groupes épars, chantaient des slogans hostiles à Joseph Kabila, sans que cela n'ait suscité une intervention des forces de l'ordre.

Sur la route menant à l'université, la circulation commençait à reprendre un cours normal vers 07H30, avec minibus bondés et taxi-motos.Plusieurs échoppes avaient rouvert.

Le réseau internet était toujours coupé, pour le troisième jour consécutif.