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RDC: des groupes armés réaffirment leur volonté d'un "cessez-le-feu" au Sud-Kivu

16 septembre 2020 à 18h23 Par AFP
Des civils affirmant représenter quelque 70 groupes armés du Sud-Kivu se sont engagés à "cesser les hostilités" dans cette province de l'Est de la République démocratique du Congo, a constaté mercredi un correspondant de l'AFP. "L'ensemble des groupes armés du Sud-Kivu s'engagent à cesser les hostilités et à en instruire leurs membres respectifs", selon une déclaration lue à l'issue d'une rencontre de trois jours à Murhesa près de Bukavu le chef-lieu provincial.En présence du ministre délégué à la Défense, Sylvain Mutombo, la rencontre était co-organisée par l'ONG américaine de résolution des conflits "Search for common ground".Une précédente rencontre du même genre avait été organisée du 18 au 20 décembre au même endroit.Trente-deux groupes armés locaux s'étaient alors engager à observer "une cessation des hostilités dès le 23 décembre 2019".Depuis le 1er janvier, 139 morts violentes ont été enregistrées au Sud-Kivu, du fait de tous les acteurs armés dans la province (armée régulière y compris), d'après le baromètre sécuritaire du Kivu (KST).Un massacre de civils a fait une vingtaine de morts dans le village de Kipupu en juillet, d'après le KST."Le nouveau gouvernement vous tend les mains", avait lancé le président Félix Tshisekedi aux groupes armés congolais au tout début de son mandat en mars 2019.Dix-huit mois plus tard, cet appel tarde à porter ses fruits et les violences continuent: 1.300 personnes tuées et plus d'un demi-million de déplacées, principalement dans l'Est du pays, en Ituri, au Nord et au Sud-Kivu, en huit mois, selon la haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Michelle Bachelet en juin.En Ituri, les combattants de la Force de Résistance Patriotique de l'Ituri (FRPI) attendent la mise en oeuvre de l'accord qu'ils ont signé fin février avec des ministres du gouvernement central.La représentante des Nations unies au Congo, Leïla Zerrougui, s'est récemment opposée à l'amnistie des membres des groupes armés et leur intégration dans l'armée régulière en l'échange de leur démobilisation.