RDC: des marches interdites du parti présidentiel dispersées dans plusieurs villes

Par AFP

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Des marches interdites, lancées à l'appel du parti du président Félix Tshisekedi, ont été dispersées jeudi dans plusieurs grandes villes de la République démocratique du Congo, avec quelques blessés et des interpellations, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les manifestants de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) protestaient contre le choix d'un nouveau président à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), en charge de l'organisation des scrutins.A Kinshasa, quelques milliers de manifestants ont été dispersés après avoir pu marcher un peu plus de trois kilomètres, a constaté l'AFP.D'importants effectifs de police protégeaient les alentours du siège du Parlement, où ils ont également tiré des gaz lacrymogènes contre les manifestants parvenus jusqu'à cet endroit.A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays et capitale minière, plusieurs centaines de manifestants sont partis de diverses communes de la ville, convergeant vers le centre des affaires. Des policiers et des militaires les ont dispersés en tirant des balles en l'air et des gaz lacrymogène.Les marches ont aussi gagné la région du Kasaï, fief du président Tshisekedi et de l'UDPS, comme à Kananga, où le rassemblement a été étouffé au siège de l'UDPS. Trois manifestants ont été blessés par balles, a constaté un correspondant de l'AFP.A Mbuji-Mayi où le gouverneur n'avait pas interdit des marches, des centaines de manifestants, encadrés par la police, ont marché sur quelques kilomètres puis remis un memorandum au président de l'Assemblée provinciale.A Beni (est), "neuf militants de l'UDPS qui voulaient marcher sont aux arrêts", a déclaré à l'AFP Nason Murara, porte-parole de la police. A Kisangani, des dizaines de manifestants ont été dispersés par des policiers.Deux autres marches sont prévues les 13 et 19 juillet à l'appel d'autres partis ou organisations. Elles sont également interdites, a prévenu mercredi soir le ministre de l'Intérieur.Les manifestants s'opposent à la désignation d'un membre de la direction sortante à la présidence de la Commission électorale. Ils estiment que Ronsard Malonda a participé aux fraudes électorales antérieures. Le président Tshisekedi doit valider cette nomination par ordonnance.L'actuel président est lui-même accusé par une partie de ses ex-partenaires de l'opposition d'avoir bénéficié en 2018 de "résultats fabriqués" par la Céni.r-mbb-bmb/st/jhd