RDC: deux policiers et un soldat tués à Lubumbashi, situation "sous contrôle" (officiel)

Par AFP

AFRICA RADIO

Deux policiers et un soldat ont été tués lors d'une incursion de miliciens armés samedi dans la capitale minière Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo (RDC), où la situation est désormais "sous contrôle", selon un bilan officiel.

"Le bilan est de 16 assaillants neutralisés, plusieurs blessés et capturés", a ajouté devant la presse Philbert Kunda Milundu, ministre provincial de l'Intérieur du Haut-Katanga (Sud-Est).Les deux policiers tués ont été décapités par les assaillants qui ont attaqué le siège régional de la télévision nationale RTNC, selon lui.L'attaque a été précédée vendredi soir par une "tentative d'évasion à la prison" de Lubumbashi, "avec dégâts matériels importants", selon le ministre."Des hommes lourdement armés ont attaqué la prison", a expliqué le directeur de l'établissement pénitentiaire, Pelar Ilunga. "Quatre détenus qui ont troué le mur de la prison pour s'évader ont été abattus", selon le directeur qui parle également de "six blessés par balles perdues parmi les prisonniers".A l'heure actuelle, le calme est revenu à Lubumbashi où "la situation est sous contrôle", a indiqué M. Kunda.Les miliciens se sont scindés en deux groupes de 300 et 100 personnes, a indiqué le ministre Kunda. Ils étaient armés de fusils d'assaut "AK-47, de (fusils de) calibre 12, de machettes, de flèches et autres", a-t-il expliqué.Dans leur progression, les miliciens étaient "accompagnés (par) des femmes et des enfants, scandant des slogans sur l'autonomie et l'indépendance du Katanga", a indiqué le ministre.Les assaillants ont été identifiés comme "des éléments Maï-Maï (...) du Mouvement des indépendantistes et révolutionnaires africains" (Mira), a précisé le ministre.Le groupe armé Mira a été fondé par le chef de guerre Gédéon Kyungu Mutanda, en fuite depuis fin mars après une précédente incursion de ses partisans. Le terme Maï-Maï désigne un groupe armé d'autodéfense à caractère communautaire.Lors de précédentes attaques du groupe de Gédéon Kyungu fin mars, 31 miliciens avaient été tués, et en octobre, trois soldats avaient trouvé la mort dans des affrontements avec ces miliciens.