RDC: manifestation interdite pour la "prestation de serment" de l'opposant Tshisekedi

Par La rédaction

KINSHASA (AFP) - (AFP)

Les autorités ont interdit la manifestation prévue vendredi par l'opposition à Kinshasa pour la "prestation de serment" d'Etienne Tshisekedi, qui s'est autoproclamé président de la Répuplique démocratique du Congo après avoir rejeté la victoire de Joseph Kabila à l'élection du mois dernier, a-t-on appris auprès de la police.

"Il n'y a pas de manifestation, elle est interdite.Il y a déjà un président élu qui a prêté serment.On ne peut pas prêter serment à nouveau, c'est un acte de subversion.On doit empêcher de poser cet acte contraire à la Constitution", a déclaré à l'AFP une source proche du chef de la police congolaise.

"Une manifestation pour ce acte serait un signe de déstabilisation du régime en place", a-t-on ajouté.

L'accès à la maison d'Etienne Tshisekedi, située dans le quartier de Liemete (est) de Kinshasa, était interdite aux journalistes, a constaté l'AFP.

Quatre blindés de la Garde républicaine et une important dispositif policier étaient visibles aux abords du stade des Martyrs, le plus grand stade de Kinshasa avec 80.000 places, où l'opposition avait appelé le "peuple congolais" à se rassembler à partir de 10H00 (09H00 GMT) pour la "prestation de serment" de M. Tshisekedi, a-t-on églament constaté.

La situation y était calme dans la matinée.

Le président sortant Joseph Kabila a officiellement été réélu avec 48,95% des suffrages, contre 32,33% à son rival Etienne Tshisekedi, arrivé second devant neuf autres candidats lors de la présidentielle à un tour du 28 novembre.

M. Tshisekedi s'est autoproclamé "président élu" après avoir rejeté les résultats du scrutin, entaché de nombreuses irrégularités dénoncées notamment par des missions d'observation et plusieurs pays.

Le chef de l'Etat, proclamé réélu pour un second quinquennat par la Cour suprême de justice, a été officiellement investi et a prêté serment mardi à Kinshasa.