Reddition d'un jihadiste algérien de retour du Sahel (Défense)

Par AFP

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Un Algérien qui avait rejoint des groupes jihadistes au Sahel s'est rendu aux autorités militaires algériennes à Bordj Badji Mokhtar, ville frontalière du Mali, a annoncé jeudi le ministère algérien de la Défense.

"Dans le cadre de la lutte antiterroriste (...), le terroriste dénommé Benkhaya Ibrahim, dit +Ibrahim Biblic+, s'est rendu mercredi 14 avril aux autorités militaires à Bordj Badji Mokhtar", a indiqué le ministère dans un communiqué, précisant qu'il avait rallié en 2016 des groupes terroristes "actifs dans la région du Sahel".Il s'agit du cinquième jihadiste algérien à se livrer aux autorités de cette ville depuis le début de l'année.Il a remis aux militaires deux pistolets mitrailleurs Kalachnikov et des munitions.Par ailleurs, l'armée algérienne a affirmé avoir arrêté "six éléments de soutien aux groupes terroristes" à Djelfa (centre du pays) lors d'opérations menées entre le 7 et le 13 avril.Le terme "terroriste" est utilisé par les autorités pour désigner des islamistes armés restés actifs depuis la guerre civile (1992-2002).L'Armée nationale populaire (ANP) multiplie depuis plusieurs mois les opérations "antiterroristes" à travers le pays.Depuis le 1er janvier, huit islamistes armés ont été tués dans des accrochages avec des soldats, selon le ministère de la Défense. Trois soldats ont trouvé la mort.Malgré la mise en oeuvre en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la "décennie noire" (1992-2002), qui a fait 200.000 morts, des groupes armés islamistes restent actifs, notamment dans l'est de l'Algérie, où ils ciblent généralement les forces de sécurité.Dans son bilan antiterroriste de 2020, l'ANP a indiqué avoir mis "hors d'état de nuire" 37 jihadistes, dont 21 ont été "abattus". Elle en a capturé neuf et sept autres se sont rendus aux autorités militaires.A titre de comparaison, elle avait éliminé quinze islamistes armés en 2019.Selon la presse officielle, l'armée aurait déjoué en décembre un plan de redéploiement de l'organisation jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) après la mort de son chef, l'Algérien Abdelmalek Droukdel, tué en juin par les forces armées françaises dans le nord du Mali.