Réfugiés éthiopiens: l'ONU réclame 156 millions de dollars

22 décembre 2020 à 9h19 par AFP

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L'ONU et une trentaine de partenaires ont réclamé mardi 156 millions de dollars pour aider à subvenir aux besoins des dizaines de milliers de réfugiés éthiopiens qui ont fui les combats dans la région du Tigré.

Parallèlement, Michelle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU a réclamé un accès à l'ensemble de la province et demandé au gouvernement éthiopien de protéger les civils, qui selon elle, ont été victimes d'atteintes aux droits de l'homme comme des bombardements de civils ou encore des assassinats, selon un communiqué.Les fonds réclamés (128 millions d'euros) par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) doivent lui permettre, ainsi qu'à ses partenaires, de fournir leur aide pendant la première moitié de 2021, a précisé un porte-parole, Andrej Mahecic, au cours d'une conférence de presse à Genève.Cet appel à une aide financière "doit aussi permettre de renforcer les préparatifs pour recevoir d'autres réfugiés dans d'autres pays de la région au cas où il y aurait d'autres mouvement de réfugiés", a précisé le porte-parole du HCR.Quelque 52.000 personnes ont fui le Tigré pour l'est du Soudan ces six dernières semaines, selon le dernier décompte disponible de l'organisation. Ces chiffres ne tiennent pas compte des personnes déplacées au sein de la province elle-même en particulier les 96.000 réfugiés érythréens, qui sont installés dans plusieurs camps au Tigré.Pour l'heure, seulement 30% - soit 46 millions de dollars - des fonds nécessaires aux opérations d'aide aux réfugiés ont été reçus par le HCR et ses partenaires.Le communiqué de la Haute-Commissaire aux droits de l'homme cite plusieurs exemples de violations des droits humains et du droit humanitaire. Ces informations et témoignages ont toutefois été recueillies à distance et non pas directement sur le terrain. Ces informations "montrent la nécessité que des observateurs des droits de l'homme indépendants puissent avoir accès au Tigré pour pouvoir évaluer correctement les souffrances humaines qui résultent du conflit, de vérifier les accusations et aider à trouver les responsables de ces violations", a souligné Mme Bachelet.