Rwanda : l'enquête sur la mort mystérieuse de trois français relancée

Par La rédaction

Le quotidien [« Libération »->http://www.liberation.fr/monde/2013/01/09/rwanda-trois-fantomes-et-un-mystere_872895] redonne sur sa Une du 10 Janvier 2013 un écho au mystère qui entoure la mort de deux gendarmes français et de l'épouse de l'un d'eux à Kigali en avril 1994, quelques jours après l'attentat qui avait couté la vie au président Rwandais Juvénal Habyarimana.Ces morts ont toujours été entourées d'inconnues. Un ouvrage sorti récemment, [« Silence Turquoise »->http://www.amazon.fr/Silence-Turquoise-Laure-Vulpian/dp/2359490923] coécrit par [Laure de Vulpian et Thierry Prungnaud->http://africa1.com/spip.php?article28409] publié aux éditions Don Quichotte avait déjà relancé la polémique en retraçant cette histoire étape par étape et en montrant les zones d'ombres et les éléments que certains ont voulu cacher.Les autorités françaises de l'époque sont clairement montrées du doigt. Elles auraient fait pression sur les familles des victimes pour que ces dernières ne cherchent pas à en savoir trop. Le journal « Libération » reproduit également un faux certificat de décès d'un des gendarmes, René Maier, sur lequel plusieurs extravagances apparaissent. Selon ce certificat le gendarme serait mort « accidentellement» à cause de « balles d'arme à feu », de plus le certificat est signé du Médecin Chef Michel Thomas, qui assure ne jamais l'avoir délivré. Il ajoute qu'il établit toujours ses « actes de façon manuscrite, contrairement au faux présenté, tapé à la machine ou à l'ordinateur ». Dans l'ouvrage « Silence Turquoise », la théorie privilégiée est celle-ci : Les gendarmes avaient à leur disposition un puissant matériel de communication grâce auquel ils auraient pu entendre des conversations liées au déclenchement du génocide ou à l'attentat contre le président. Leurs assassins seraient ceux qui auraient eu le moins d'intérêt à ce que ces conversations aient été ébruitées. Comment dans ce cadre comprendre la réaction des autorités françaises de l'époque ? C'est en autre ce qui pourrait ressortir des conclusions de l'enquête du juge Marc Trévidic qui a su relancer des investigations allant à contre sens de celles de l'ancien juge d'instruction Jean-Louis Bruguière qui pourrait avoir eu, d'après des [révélations classées "secret" de Wikileaks->http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/12/09/wikileaks-en-france-l-enquete-sur-le-rwanda-etait-suivie-en-haut-lieu_1451512_1446239.html] un agenda personnel dans cette affaire.Matthieu Jean[Le Grand Débat du Jeudi 27 Décembre 2012->http://africa1.com/spip.php?article28409]_ L'implication de l'armée française dans l'enfer du génocide rwandais avec Laure de Vulpian et Thierry Prungnaud