Sao Tome et Principe: forte participation aux législatives

Par AFP

AFRICA RADIO

Les électeurs de Sao Tomé et Principe, petit archipel du Golfe de Guinée, ont participé massivement dimanche à des élections législatives et municipales, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Quelque 90.000 électeurs - sur 200.000 habitants - étaient appelés à désigner leurs 55 députés aux législatives, les élections les plus importantes de ce régime parlementaire qui ont lieu tous les quatre ans.Sao Tome et Principe est considéré comme un modèle d'alternance démocratique en Afrique centrale, région où plusieurs chefs d'Etat sont au pouvoir depuis des décennies. .Les dirigeants des forces politiques en lice ont déclaré qu'ils accepteraient les résultats quels qu'ils soient et qui seront annoncés par la Cour constitutionnelle, que l'opposition juge pourtant acquise au pouvoir.Lors de la présidentielle de juillet 2016, le président sortant, le socialiste Manuel Pinto da Costa, avait exigé l'annulation de l'ensemble du processus électoral pour cause de "fraudes".Une petite manifestation s'est déroulée à Roça Rosema, dans le nord de l'île de Sao Tome, où plus de 160 électeurs ont boycotté le scrutin. Ils ont érigé des barricades pour exiger l'amélioration de leurs conditions de vie: accès à l'eau potable, routes et électricité.Sao Tome et Principe, ancienne colonie portugaise, est dirigé depuis 2014 par le Premier ministre, Patrice Trovoada (centre droit), fils de l'ex-président Miguel Trovoada.Deux grands partis se disputent la direction du pays depuis son indépendance du Portugal en 1975: le Mouvement de libération du Sao Tomé et Principe-Parti social-démocrate (MLSTP-PSD), passé dans l'opposition, et l'Action indépendante démocratique (ADI, au pouvoir).Depuis la présidentielle de juillet 2016, l'ADI (centre droit) contrôle les pouvoirs législatif et exécutif. Le Premier ministre Trovoada et le président Evaristo Carvalho sont tous deux issus de ses rangs.Des observateurs de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), de l'Union africaine (UA), de l'Union européenne (UE) et des États-Unis ont surveillé le bon déroulement du vote.