Sarkozy en Libye, « un moment historique »

Par La rédaction

Jeudi 15 septembre au matin, à 10h31 précises, Nicolas Sarkozy a atterri à Tripoli, accompagné d' Alain Juppé et de Bernard Henry Levy. Le Premier ministre britannique David Cameron était aussi de la partie.C'était la première visite de hauts dirigeants occidentaux depuis la chute du régime Khadhafi. Au programme, une visite de l'hôpital de Tripoli, suivie d'une rencontre avec la direction du Conseil national de transition, incluant Moustapha Abdeljalil et son premier ministre Mahmoud Jibril, d'après un journaliste de l'AFP.Le CNT était plus que ravi de cette visite, qu'il attendait depuis des mois, pour officialiser la libération du pays. « L'invitation était lancée depuis le mois de mai déjà, pour que ces responsables politiques français et anglais viennent voir les hommes libérés et voir la société civile qui s'installe », souligne Mansour Saif al Nasr, représentant du CNT en France, au micro d'Europe 1. Cette visite sera également « l' occasion pour les Libyens d�??exprimer leur gratitude(...) », ajoute t-il. En effet, les chefs d'Etats britannique et français ont été les promoteurs des interventions menées par l'OTAN contre les partisans de Kadhafi.La visite devait se poursuivre à Benghazi, où Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont exprimés devant le peuple libyen. Ils ont été accueillis comme il se devait par une foule en liesse et pleine d'enthousiasme.Parmi les propos que le président français a tenu durant son discours, on peut retenir ceux-ci : « Il n'y a aucun calcul », « aucun dessous de main quant aux richesses de la Libye (...)», « Nous avons fait ce que nous pensions faire parce que c'était juste ». Clin d'�?il aux médias qui ont critiqué leur visite en Libye, et selon lesquels Messieurs Sarkozy et Cameron se seraient rendus dans le pays pour devancer le premier ministre turc, qui est attendu vendredi selon un quotidien espagnol, ou encore pour des accords concernant la gestion du pétrole.Faty Bah