Sénégal: le président Wade disait en 2007 ne pouvoir se présenter pour un 3e mandat

Par La rédaction

DAKAR (AFP)

Le président sénégalais Abdoulaye Wade dont la candidature pour un troisième mandat en 2012 suscite une controverse, avait en 2007 affirmé qu'il était "impossible" pour lui de se représenter car il avait "bloqué le nombre de mandats à deux".

"J'ai bloqué le nombre de mandats à deux (dans la Constitution du Sénégal de 2001).Ce n'est pas possible.Je ne peux pas me représenter.J'ai donc décidé que je ne me représenterai pas" à la présidentielle de 2012, avait déclaré en 2007 le président Wade dont les propos sont rediffusés lundi par plusieurs medias sénégalais.

Le président Wade répondait à une question au cours d'une conférence de presse organisée le 1er mars 2007.

Un débat sur la légalité d'un éventuel troisième mandat du chef de l'Etat sénégalais bat son plein au Sénégal.

Le président Wade, 84 ans, élu en 2000 pour sept ans, réélu en 2007 pour un deuxième mandat de cinq ans après une modification constitutionnelle pour passer au quinquennat, a annoncé en septembre 2009 sa candidature à la présidentielle de 2012 en vue d'un troisième mandat.

L'opposition estime qu'Abdoulaye Wade doit boucler en 2012 ses deux mandats légaux, 2000-2007 et 2007-2012.Mais pour le Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), le décompte doit se faire à partir de 2007, date d'entrée en vigueur du quinquennat, et non 2000.

Cheikh Tidiane Diakhaté, présenté comme favorable au chef de l'Etat sénégalais et ancien président de la Cour d'appel, a récemment été nommé à la tête du Conseil constitutionnel.Il pourrait à ce titre être amené à se prononcer sur la légalité d'un troisième mandat d'Abdoulaye Wade.

Le Parti socialiste (PS), qui a dirigé le Sénégal de 1960 à 2000, a dénoncé samedi dans un communiqué la "grave lacune" que constitue, selon lui, la nomination d'un nouveau président du Conseil constitutionnel.

"Si l'objectif est de mettre l'homme qu'il faut à la place qu'il faut, il y a lieu de s'étonner de cette grave lacune qui, à elle seule déjà, est grosse d'hypothèque sur la garantie d'une bonne administration de la justice", écrit le PS.