Somalie: 33 morts dans une attaque shebab à Mogadiscio contre des députés

Par La rédaction

MOGADISCIO (AFP)

Trente-trois personnes dont quatre parlementaires, ont été tuées mardi dans l'attaque-suicide menée par les shebab dans un hôtel de Mogadiscio accueillant députés et officiels du gouvernement somalien (TFG), selon un nouveau bilan du ministère de l'Information.

"Le vice-président de l'Assemblée Abdiweli Sheik Ibrahim Mudey a rendu public le nom des membres du Parlement tués dans l'attaque-suicide contre l'hôtel Mona", indique un communiqué du ministère.

Les quatre députés tués sont Mohamed Hassan M. Nur, Geddi Abdi Gadid, Bulle Hassan Mo'allim et Idiris Muse Elmi.

Les autres victimes sont des employés de l'hôtel, des gardes de sécurité et des civils présents au moment de l'assaut.

Cinq autres parlementaires ont été blessés dans l'assaut, qui a fait un total de 33 tués, selon le ministère de l'Information du TFG.

 Un précédent bilan, donné peu après l'incident par le vice-Premier ministre Abdirahman Haji Adab Ibbi, faisait état de 30 tués dont six députés.

Deux assaillants, vêtus d'uniformes des forces gouvernementales, ont fait irruption mardi matin dans le hall de l'hôtel Mona, où ils ont ouvert le feu indistinctement sur toutes les personnes présentes, visitant toutes les pièces.

Les deux hommes sont ensuite montés sur le toit de l'établissement, où ils se sont donnés la mort en déclenchant des explosifs qu'ils portaient sur eux.

 L'hôtel Mona est situé à proximité de Villa Somalia, la présidence somalienne, et du Parlement, dans une zone éloignée de la ligne de front et en théorie sécurisée par le gouvernement de transition (TFG).Récemment rénové, il héberge habituellement de nombreux députés et officiels du TFG.

L'attaque a été revendiquée par les insurgés islamistes radicaux shebab, qui ont affirmé qu'elle avait été menée par des membres de leurs "forces spéciales".Elle a eu lieu au deuxième jour d'une vaste offensive shebab à Mogadiscio contre le TFG et la force de l'Union africaine (Amisom), qui ne contrôlent qu'une petite partie de la capitale.

 "Les extrémistes qui ont pris ces vies innocentes cherchent à nous terroriser, nous empêcher de vivre normalement et de suivre le chemin de la paix", a commenté le vice-président du Parlement.

"Mais de telles actions nous renforcent dans notre détermination", a-t-il assuré, rendant hommage au "sacrifice" des députés tués.