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Somalie: au moins 4 morts dans une fusillade à la prison centrale de Mogadiscio

10 août 2020 à 18h39 Par AFP
Au moins quatre personnes ont été tuées lundi dans des échanges de coups de feu à l'intérieur de la prison centrale de Mogadiscio après que des prisonniers ont réussi à s'emparer d'armes détenues par leurs gardiens, a-t-on appris de sources sécuritaires et auprès de témoins. "Il y a eu une violente fusillade à l'intérieur de la prison, où certains détenus ont réussi à s'emparer d'armes à feu et ont commencé à tirer sur les gardiens. Les forces de sécurité ont bouclé le bâtiment et tué quatre prisonniers impliqués dans la fusillade", a indiqué à l'AFP un responsable sécuritaire, Abdi Dhere.Le récit de la manière dont les prisonniers ont pris possession des armes diffère selon les sources. "On ne sait pas clairement comment les prisonniers ont eu accès aux armes", a ajouté M. Dhere.Tous les prisonniers impliqués dans l'incident sont des islamistes radicaux shebab, dont certains purgent une peine de prison à perpétuité, a affirmé un responsable de la police ayant requis l'anonymat."Il s'agissait de prisonniers shebab purgeant de longues peines. Quatre d'entre eux ont été tués et deux blessés pendant la fusillade avec les forces de sécurité", a-t-il déclaré."La situation dans la prison est de retour à la normale. Tous les prisonniers impliqués dans les combats ont été tués", a indiqué dans un bref communiqué le porte-parole du ministère de l'Information, Ismail Muktar Omar.Les autorités n'ont pas communiqué de bilan, ni précisé si des surveillants avaient été tués.Selon des témoins, outre les violents échanges de coups de feu, des explosions de grenade ont été entendues à l'intérieur de la prison, où les forces spéciales ont été déployées pour ramener le calme.Chassés de la capitale somalienne en 2011, les shebab ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.Affiliés à Al-Qaïda, ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).str-cyb /stb