Somalie: l'ONU veut renforcer les forces de maintien de la paix

22 décembre 2010 à 21h03 par La rédaction

NEW YORK (Nations unies) (AFP)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mercredi à l'unanimité une résolution demandant à l'Union africaine de porter de 8.000 à 12.000 le nombre de soldats de la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom), pays déchiré par la guerre civile.

Le représentant de l'Ouganda, Ruhakana Rugunda, membre non permanent du Conseil de sécurité, a indiqué que son pays était disposé à fournir les 4.000 soldats supplémentaires.

Le Conseil de sécurité "demande à l'Union africaine de maintenir le déploiement de l'Amisom et d'augmenter ses forces du niveau actuel de 8.000 soldats à 12.000 soldats, pour ainsi renforcer ses capacités d'exécuter son mandat", souligne le Conseil dans la résolution.

Les membres du Conseil ont en outre autorisé l'Union africaine à étendre le déploiement de forces de l'Amisom jusqu'au 30 septembre 2011, estimant que cette initiative était "vitale pour la stabilité de la Somalie à long terme".

La résolution a précisé que ces nouveaux déploiements de troupes étaient indispensables pour soutenir le gouvernement de transition somalien de même que les civils contre les attaques des milices islamistes Shebab.

Les soldes des soldats supplémentaires seront prises en charge, comme pour les autres, par l'Union européenne, tandis que l'ONU prendra en charge le soutien logistique des 12.000 hommes, a-t-on indiqué de source informée.

Le ministre de l'Information somalien Abdulkareem Jama avait assuré la semaine dernière devant l'ONU que les forces gouvernementales contrôlent 55% de la capitale somalienne Mogadiscio et entre 70 et 80% de la population, gagnant ainsi du terrain face aux milices islamistes des Shebab.

Cet optimisme contraste avec les évaluations qui sont généralement faites sur l'influence des Shebab qui contrôleraient l'essentiel de la ville et la quasi-totalité du centre-sud du pays.

Il est généralement admis que le gouvernement somalien ne survit que grâce à la présence à Mogadiscio des 8.000 soldats ougandais et burundais de l'Amisom.