Somalie: l'Union africaine plaide à l'ONU pour une augmentation de sa force

Par La rédaction

NEW YORK (Nations unies) (AFP) - (AFP)

L'Union africaine a demandé mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU de l'autoriser à déployer 17.731 hommes, contre un maximum aujourd'hui de 12.000, dans le cadre de l'Amisom, sa force installée en Somalie pour soutenir les autorités face aux islamistes.

L'Amisom est composée à l'heure actuelle de près de 10.000 soldats, burundais, ougandais et djiboutiens, déployés exclusivement dans la capitale Mogadiscio, d'où ils ont contraint les insurgés islamistes shebab à se retirer en août dernier.

Devant les quinze pays membres du Conseil de sécurité, les ministres des Affaires étrangères d'Afrique du Sud et du Kenya ainsi que le ministre ougandais de la Défense et un haut responsable de l'Union africaine (UA) ont plaidé pour que les trois pays contributeurs envoient plus de troupes et pour que les forces kényanes actuellement déployées en Somalie --estimées aujourd'hui à au moins 2.000 hommes-- soient incorporées à la force.

Le commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, a estimé que l'Amisom avait gagné du terrain dans Mogadiscio et que les shebab et leurs alliés avaient été "affaiblis" dans d'autres régions du pays.

Le secrétaire général adjoint de l'ONU B. Lynn Pascoe a abondé dans le même sens, jugeant toutefois que les shebab continuaient de représenter une menace.

"Une offensive militaire conjointe de l'Amisom et des forces régionales pourrait permettre de leur infliger une défaite militaire, mais il faut aussi se pencher sur le défi politique et idéologique", a déclaré M. Pascoe.

Les insurgés islamistes contrôlent encore l'essentiel du centre et du sud du pays, malgré la pression militaire accrue à leur encontre depuis quelques mois.La Somalie est en état de guerre civile et sans gouvernement effectif depuis la chute, en 1991, du président Siad Barre.