Somalie: libération d'un couple britannique enlevé par des pirates il y a un an

14 novembre 2010 à 8h45 par La rédaction

ADADO, Somalie (AFP)

Des pirates somaliens ont libéré dimanche un couple de retraités britanniques, Paul et Rachel Chandler, enlevés il y a plus d'un an au large des Seychelles à bord de leur voilier, a constaté un correspondant de l'AFP, à Adado, au centre de la Somalie.

Paul et Rachel Chandler sont arrivés dans cette ville proche de la frontière avec l'Ethiopie, et ont été remis par les pirates aux forces du gouvernement auto-proclamé de la région autonome de Himan et Heeb.

Le couple semblait fatigué mais heureux alors qu'on lui remettait des téléphones portables pour téléphoner aussitôt après être entré dans l'enceinte du quartier général de cette administration sous une forte surveillance, selon ce correspondant.

"Ils sont bien.Ils prennent leur petit déjeuner", a affirmé à l'AFP le chirurgien Abdi Mohamed Helmi "Hangul" qui a joué un rôle important dans leur libération.

"Ils semblent en relativement bonne santé mais ils doivent être examinés", a-t-il ajouté."La sécurité est énorme ici, dans le camp et en dehors, il ne peut rien leur arriver".

Les Chandler avaient les mêmes vêtements qu'ils ont porté pendant presque tout le temps de leur captivité et ils ont été invités à prendre une douche dans le quartier général du "président" Mohamed Moalim Aden Ticey.

Un accord avait été trouvé avec les pirates dans les derniers jours et si aucun responsable engagé dans la négociation n'a mentionné le versement d'une rançon, les anciens de la région ont affirmé que les Chandler ont été libérés moyennant une somme d'argent.

"Près de 320.000 dollars ont été versés aux pirates", avait affirmé samedi à l'AFP Abdullahi Mohamoud, un ancien, à Adado.Cette somme s'ajouterait aux 400.000 dollars déja versés lors d'une tentative de libération qui avait échoué plus tôt cette année.

Les Chandler ont été amenés dans la nuit de la ville d'Amara, dans le centre du pays, où ils ont passé la majeure partie de leur captivité, à Adado, d'où ils devaient rentrer chez eux en avion dans les prochaines heures.