Sommet de l'Union Africaine: "tout le monde est d'accord sur le départ de Kadhafi"

Par La rédaction

MALABO (AFP) - (AFP)

Un représentant de la rébellion libyenne a affirmé jeudi à l'AFP, à l'occasion de l'ouverture du sommet de l'Union africaine (UA) de Malabo, que "tout le monde est d'accord sur le départ de Kadhafi".

"Tout le monde est d'accord sur le départ de Kadhafi.Certains le disent publiquement, d'autres pas", a affirmé Mansour Sayf Al-Nasr, coordinateur en France de la rébellion, le Conseil national de transition (CNT), en parlant des chefs d'Etat de l'UA.

"Bien sûr, nous espérons un soutien de l'Union africaine.La feuille de route est bonne si elle est modifiée", a précisé M. Sayf Al-Nasr qui est arrivé mercredi à Malabo avec deux représentant du CNT dont Abderaman Shalgam, ancien ministre des Affaires étrangères.

M. Sayf Al-Nasr a indiqué avoir rencontré des ministres du Niger, du Mali, du Tchad et de la Mauritanie."Notre idée, c'est de rencontrer le plus de délégations possibles", a-t-il conclu dans la salle de conférence de Malabo avant l'ouverture du sommet auquel il devrait pouvoir assister.

"Je ne sais pas si je pourrais assister aux autres débats" et notamment au huis clos des chefs d'Etat, a précisé M. Sayf Al-Nasr, qui a été accrédité comme "invité spécial".

Le 17e sommet de l'Union africaine s'est ouvert jeudi dans la capitale de Guinée équatoriale et la Libye devrait être au centre des discussions entre les chefs d'Etat.

Mercredi soir, le comité des médiateurs de l'Union africaine (UA) sur la crise libyenne, composé de cinq chefs d'Etat (Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie), a adopté des propositions pour un accord-cadre sur une solution politique en Libye.

Ces propositions "pour la solution pacifique de la crise libyenne" doivent être soumis aux chefs d'Etat qui devraient adopter une déclaration commune pendant le sommet.

M. Ping, a estimé mercredi que la feuille de route adoptée par l'UA le 10 mars "est incontournable".

Cette feuille de route prévoit notamment un cessez-le-feu, une transition "consensuelle" et des "réformes répondant aux aspirations légitimes du peuple libyen à la démocratie, à la bonne gouvernance, à l'Etat de droits", selon M. Ping.