Soudan: Nord et Sud s'accusent d'un accrochage armé à la frontière

Par La rédaction

KHARTOUM (AFP)

Les armées du Nord et du Sud du Soudan se sont mutuellement accusées lundi d'être à l'origine d'un échange de tirs survenu ce week-end à la lisière des deux régions, une zone sensible à l'approche du référendum sur l'avenir du sud du pays, ont indiqué des responsables.

Les forces de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA, sudiste) ont "attaqué samedi nos positions dans le secteur de Zemmali, situé à cinq kilomètres du côté nord de la frontière de 1956, dans l'Etat de Sennar", a déclaré tard lundi soir le porte-parole de l'armée soudanaise (nordiste), Sawarmi Khaled Saad, à l'agence officielle Suna.

"L'attaque a duré une heure et nos forces armées ont été en mesure de repousser les assaillants du SPLA du côté sud de la frontière de 1956", date de l'indépendance du Soudan par rapport aux autorités égypto-britanniques, a-t-il ajouté.

Nordistes et Sudistes s'opposent sur la démarcation de certains points de la frontière entre les deux régions à l'approche du référendum d'autodétermination du Sud-Soudan de janvier pouvant mener à la partition du plus grand pays d'Afrique.

Un responsable du SPLA, ancien mouvement rebelle aujourd'hui à la tête de l'armée semi-autonome du Sud-Soudan, a accusé lundi l'armée soudanaise d'avoir mené une incursion samedi dans l'Etat sudiste du Haut-Nil, selon les médias locaux.

Un accrochage à la lisière des deux régions a fait un blessé, a indiqué à l'AFP un haut responsable de l'ONU à Khartoum, précisant que la force de maintien de la paix au Soudan (Unmis) enquêtait sur cette affaire.

Les forces armées soudanaises et le SPLA avaient annoncé la semaine dernière devant la presse à Khartoum la formation d'un comité commun afin d'étudier "sur le terrain" les griefs des deux armées sur des incidents à la frontière.