Togo: le procès du "coup d'Etat familial"ajourné au 6 septembre

Par La rédaction

LOME (AFP) - (AFP)

Le procès du présumé coup d'Etat de 2009 au Togo, dans lequel un frère du président Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, est le principal suspect, a été ajourné au 6 septembre peu après son ouverture à la Cour suprême de Lomé jeudi.

Le président de la Cour suprême Abalo Pétchélébia a indiqué que l'un des avocats français des trente-deux inculpés dans cette affaire, Me Christian Charrière-Bournazel, qui n'était pas présent, avait demandé davantage de temps pour examiner le dossier.

"Maître Bournazel a, dans une correspondance adressée a la Cour, estimé qu'il n'a pas eu (une) connaissance approfondie du dossier.La séance est suspendue et reprend le 6 septembre", a-t-l déclaré.

Kpatcha Gnassingbé, ex-ministre de la Défense et l'un des nombreux fils du général Gnassingbé Eyadema qui règna d'une main de fer sur le Togo pendant 38 ans, est accusé d'être le cerveau d'une tentative de putsch contre Faure Gnassingbé, à la tête de l'Etat depuis la mort de leur père en 2005.

Parmi les trente-deux "personnalités civiles et militaires" poursuivies figurent un autre demi-frère du président, Essolizam Gnassingbé, qui dirige une structure de communication à Lomé et le général à la retraite Assani Tidjani, ancien chef d'Etat-major des Forces armées togolaises.

L'ensemble des inculpés étaient présents à cette première audience qui s'est déroulée dans une salle comble, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ils sont poursuivis pour "tentative d'attentat contre la sûreté de l'Etat, groupement de malfaiteurs, rébellion, violences et complicité", et encourent selon des sources judiciaires la prison à perpétuité, peine maximale depuis l'abolition en 2009 de la peine de mort dans le pays ouest-africain.

Les circonstances du coup d'Etat présumé, alors que le président s'apprêtait à se rendre en Chine, restent obscures.