Tout est en place pour un référendum pacifique au Sud-Soudan

Par La rédaction

JUBA (Soudan) (AFP)

Tout est en place pour la tenue à partir de dimanche du référendum d'indépendance du Sud-Soudan, a déclaré jeudi un responsable de l'ONU, soulignant que la situation sécuritaire y était "stable".

"Tout semble en place dans les régions accueillant les 2.638 centres de vote qui ouvriront à 08H00 locales (05H00 GMT)", a déclaré David Gressly, chef de la la Mission des nations unies au Soudan (Unmis) pour le Sud-Soudan.

"Les nombreux sceptiques qui pensaient que le Sud-Soudan ne serait jamais prêt de tenir le référendum ce dimanche ont eu tort", a-t-il ajouté lors d'une rencontre avec la presse à Juba, la capitale du Sud-Soudan semi-autonome.

Les Sud-Soudanais doivent choisir entre le maintien de l'unité avec le Soudan ou la sécession lors d'un référendum du 9 au 15 janvier.Ce scrutin est le point cardinal de l'accord de paix ayant mis fin en 2005 à plus de décennies de guerre civile entre le Nord, musulman, et le Sud, en grande partie chrétien.

Les analystes et désormais les responsables politiques à Khartoum pronostiquent une victoire de l'option sécessionniste lors de ce vote qui devrait mener à la partition du Soudan, le plus grand pays d'Afrique.

"La situation sécuritaire est stable", a indiqué M. Gressly, malgré des combats tribaux qui ont fait 11 morts et 25 blessés le week-end dernier dans l'Etat sudiste de Lakes.

"La tension le long de la frontière Nord-Sud est tombée ces trois dernières semaines.Les informations selon lesquelles les deux camps renforçaient de manière importante leurs positions militaires à la frontière semblent avoir été exagérées", a-t-il ajouté.

"Le niveau d'insécurité au Sud-Soudan (...) est le plus bas observé depuis la signature de l'accord de paix" de 2005, selon lui.

Environ 143.000 Sudistes vivant au Nord-Soudan sont rentrés chez eux depuis fin octobre, a encore noté le responsable onusien.

Leur retour "accroît la pression sur des communautés qui manquent déjà d'eau, de nourriture, d'abris et de services sanitaires", a souligné Melinda Young, chef d'Oxfam pour le Sud-Soudan lors d'une conférence de presse.