Tripoli et Tunis veulent relancer la coopération économique

Par AFP

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Le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi a réaffirmé samedi à Tripoli la volonté de son pays de relancer la coopération économique avec la Libye voisine, pays qui tente de tourner la page d'une décennie de chaos et d'instabilité.

"Cette visite fraternelle vient réaffirmer les liens historiques politiques, économiques et humains entre les deux pays", a déclaré M. Mechichi aux médias locaux à son arrivée à Tripoli avant d'aller à la rencontre de son homologue libyen."Nos économies sont complémentaires et tout ce qui est bénéfique pour la Libye, l'est également pour la Tunisie, a-t-il ajouté.M. Mechichi qui effectue son premier déplacement en Libye samedi et dimanche à l'invitation de son homologue Abdelhamid Dbeibah, est accompagné de plusieurs membres du gouvernement et d'une centaine de chefs d'entreprises qui participeront à un forum économique et financier dans la capitale libyenne, a fait savoir la présidence du gouvernement tunisien. L'accompagnent également le gouverneur de la Banque centrale tunisienne, Marouane Abassi, le secrétaire général de la centrale syndicale UGTT, Noureddine Taboubi, Samir Majoul, le chef du patronat, et le président de l'union tunisienne de l'agriculture et de la pêche, Abdelmajid el-Zar.Les liens économiques et familiaux étroits entre la Libye et la Tunisie ont souffert en raison du chaos ayant suivi la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, mais la Tunisie demeure une destination majeure pour les vacances et le tourisme médical, notamment pour les habitants de l'ouest libyen.Lundi, la compagnie aérienne nationale tunisienne TunisAir a repris ses vols vers la Libye, où deux avions ont atterri à Tripoli, la capitale, et Benghazi, dans l'Est libyen, devenant la première compagnie internationale à desservir ce pays depuis août 2014.La Tunisie, pour qui la Libye était un débouché majeur et en pleine croissance en 2011, a vu les échanges commerciaux s'effondrer notamment depuis 2014.Les importations tunisiennes font désormais face à une rude concurrence turque, et la Tunisie tente de reconquérir ses parts de marché à la faveur du retour au calme.Les fermetures répétées de la frontière, en raison du conflit, et plus récemment du Covid, ont mis à mal les circuits de l'économie informelle qui irriguent le tissu économique tunisien.