Tunisie: près de 700 arrestations pour violences et pillage

Par La rédaction

TUNIS (AFP)

Le ministre tunisien de la Justice, Lazhar Karoui Chebbi, a annoncé mercredi que 698 personnes avaient été arrêtées pour implication dans les troubles qui ont précédé et suivi la chute de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier.

Ces personnes sont soupçonnées de "sabotage, agressions et pillages", a précisé le ministre lors d'une conférence de presse.

Parmi ces personnes, 133 ont été remis en liberté conditionnelle, dont 31 ont été blanchies par l'enquête.

M. Chebbi a par indiqué que son département examinait la possibilité de libérer parmi les détenus de droit commun les prisonniers de plus de 60 ans qui n'ont pas été jugés pour crimes graves ainsi que les jeunes de 18 à 20 ans qui répondent à ce même critère.

Il a également indiqué que les membres des services pénitentiaires qui ont manifesté mardi devant le siège de son département pour exiger des améliorations de salaires et de condition de travail auraient le droit à constituer un syndicat comparable à celui des personnels du ministère de l'Intérieur.

Il a été également décidé, selon lui, de lever toutes les sanctions disciplinaires prises contre les gardiens de prison et de leur accorder une prime mensuelle de 120 dinars (environ 60 euros), dont ont déjà bénéficié les employés du ministère de l'Intérieur.

Soixante-quatorze détenus sont morts en Tunisie, au cours du mois de soulèvement populaire qui a abouti au renversement du président Ben Ali et ensuite, dont 48 dans l'incendie de la prison de Monastir (centre), a aussi annoncé le ministre.