Violences à Bangui: la Croix-Rouge entravée dans son action par des menaces

Par La rédaction

Genève (AFP)

La Croix-Rouge est la cible de menaces qui entravent son action en faveur des victimes de la nouvelle flambée de violences à Bangui, selon un communiqué publié jeudi à Genève par le CICR (Comité international de la Croix-Rouge).

Des volontaires et les équipes de secours de la Croix-Rouge centrafricaine ont été mercredi "la cible de menaces ouvertes et directes, dues à une mauvaise perception de ses activités de récupération des corps des victimes par une partie de la population, qui a ainsi bloqué son action", a indiqué le communiqué.

Ces violences ont fait plusieurs morts et blessés (sept morts depuis mercredi matin selon différentes sources à Bangui) et c'est en voulant récupérer les corps que les humanitaires ont été menacés.

"En l'absence de services publics en mesure de s'en charger, la Croix-Rouge centrafricaine, avec l'appui de ses partenaires �??dont le CICR�??, fait tout son possible pour récupérer les dépouilles des personnes tuées dans les violences afin que leurs familles puissent les inhumer dans le respect de la dignité humaine et des rituels", indique le communiqué, qui précise que les "blessés sont évacués puis transférés vers les centres médicaux pour y être pris en charge".

La Croix-Rouge se déclare encore "extrêmement préoccupée par ces menaces, qui l'empêchent de mener ses activités de secours". De ce fait, de nombreuses victimes se retrouvent "abandonnées à leur sort dans les quartiers de la capitale". 

La Croix-Rouge demande en conséquence l'arrêt des menaces."Les menaces doivent cesser.Nous demandons à la population de faciliter le travail des volontaires de la Croix-Rouge", a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR à Bangui. 

"Si ces menaces continuent, nous serons obligés de cesser toute activité de secours, laissant ainsi de nombreuses victimes livrées à elles-mêmes", a-t-il conclu.