Violences à Kinshasa: trois morts dont un policier

Par La rédaction

Kinshasa (AFP)

Trois personnes dont un policier ont été tués lundi à Kinshasa lors de violentes manifestations ayant tourné par endroits à l'émeute, a indiqué à l'AFP un haut responsable gouvernemental.

"Un policier a été tué", a déclaré ce responsable sous couvert de l'anonymat, "on décompte également deux morts parmi les pilleurs".

La capitale de la République démocratique du Congo a été secouée vendredi par de violents affrontements en divers points de la ville entre force de l'ordre et jeunes scandant des slogans hostiles au président Joseph Kabila.Dans le sud de la capitale, près de l'Université de Kinshasa (Unikin) une journaliste de l'AFP a vu les policiers ouvrir le feu sur des étudiants pour les disperser.

Plusieurs témoins ont rapporté des scènes de pillages dans la ville, ayant visé en particulier des magasins tenus par des Chinois. 

Le bilan des violences pourrait être plus élevé dans la mesure où, selon une source hospitalière, deux manifestants tués par balles ont été admis à la morgue de l'Hôpital général de Kinshasa, sans que l'on puisse dire si ces morts correspondent aux "pilleurs" mentionnés par le haut responsable.

Une journaliste de l'AFP s'est vu refuser l'accès à la morgue par les forces de l'ordre.

Un collectif d'opposants avait appelé les habitants "à occuper massivement" le Parlement pour protester contre le projet de loi électorale en cours d'adoption par les élus et qui a été voulu, selon ses détracteurs, par M. Kabila lui-même pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat, fin 2016.

Selon diverses sources hospitalières, cinq manifestants au moins ont été blessés par balles.